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 Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)

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MessageSujet: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mer 20 Nov - 10:33

Ce mercredi matin, à partir de 7h30, une cinquantaine de salariés de l'entreprise Parker se sont rassemblés devant le site dijonnais dans l'attente d'une première réunion de négociation avec la direction nationale, rencontre qui se tient ce mercredi matin. Dans la balance, le plan de sauvegarde de l'emploi et l'avenir des salariés, d'autant qu'il avait été annoncé la suppression de 81 postes le 26 septembre dernier (sur 225 suppressions en France), avec, en filigrane, la fermeture probable du site. Une conférence de presse doit se tenir en fin de matinée. Parker Hannifin est une société qui fabrique des (servo)moteurs et des variateurs électroniques pour de très nombreux secteurs industriels.


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MessageSujet: Comment sauver les Parker ? (Le Bien Public)   Sam 30 Nov - 11:08

Malgré une première réunion, le plan de sauvegarde de l’emploi n’a pas été suspendu, au grand dam des syndicats et des politiques. Une prochaine réunion se tiendra jeudi.


Il fallait un terrain neutre pour faire se rencontrer les syndicats et la direction de l’entreprise Parker, entreprise sous le coup d’un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). Et c’est en préfecture, à Dijon, que les deux parties se sont réunies hier, entre 15 et 17 heures, en présence du préfet de région Pascal Mailhos, à l’initiative de la démarche, ainsi que de Laurent Grandguillaume, député PS, Michel Neugnot, vice-président PS du conseil régional de Bourgogne et de François Rebsamen, sénateur-maire PS de Dijon, ce dernier ayant, dès le début, fait savoir qu’il ne lâcherait pas les salariés dijonnais de Parker. Cette première table ronde va donc en appeler d’autres. Une réunion est déjà programmée jeudi, à 13 heures, à la Direccte. Pour Dominique Durand, délégué syndical CGT, « la priorité demeure la sauvegarde des emplois, qui est la colonne vertébrale des discussions de la CGT aujourd’hui ». Et de rajouter : « La direction a été incapable d’argumenter et de justifier la délocalisation, on a senti la direction désarmée face aux questions de François Rebsamen et du préfet. »

Autrement dit, les 81 postes concernés par ce plan social restent dans la balance. D’ailleurs, pour signifier leur volonté et leur combativité, une soixantaine de salariés Parker se sont rassemblés hier après-midi devant la préfecture, en attendant la fin de la table ronde.

« Position très responsable des syndicats »

Du côté des politiques locaux, Laurent Grandguillaume (qui avait interpellé le gouvernement lors d’une question orale à l’Assemblée le 19 novembre) a salué à la sortie de cette première réunion la « position très responsable des syndicats qui sont dans le dialogue ». Et le député de la Côte-d’Or d’observer : « Les syndicats sont force de proposition, le dialogue s’est engagé avec la direction. Cependant, le plan de sauvegarde de l’emploi n’est pas suspendu. » Comprenez que la direction de Parker est restée, pour l’heure, intangible sur sa volonté de délocaliser. Toutes les parties présentes ce vendredi seront donc à nouveau réunies jeudi. Pour rappel, le 26 septembre dernier, lors de la visite ministérielle de Cécile Duflot au foyer Adoma, les Parker avaient interpellé François Rebsamen sur le plan social annoncé la veille. L’élu s’était engagé à faire barrage au directeur des ressources humaines ainsi qu’à toute spéculation immobilière sur le terrain, si le site venait à fermer.

Hier, les collectivités locales représentées ont fait savoir qu’elles seraient « en appui d’une solution qui devait être durable », non seulement en termes d’emploi mais aussi en termes de compétitivité du site. En face, la direction de Parker n’a pas souhaité faire de commentaire. « Le dialogue a été ouvert, et c’est important », ont fait remarquer de concert élus et syndicats.

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MessageSujet: Côte-d'Or - Social. L’avenir des salariés Parker en suspens (Le Bien Public)   Ven 6 Déc - 13:05

L’avenir des salariés de l’entreprise Parker, à Dijon, reste incertain. Après une table ronde organisée la semaine dernière en préfecture, une nouvelle réunion s’est tenue ce jeudi après-midi, à la Direccte cette fois.

Parmi les personnes présentes hier à cette réunion, Dominique Durand, délégué syndical CGT. « La direction a accepté qu’il y ait un groupe de travail avec des salariés de la Recherche et développement pour présenter des solutions alternatives qui pourraient permettre de sauvegarder les emplois, tout en ayant l’exigence pour la direction d’une rentabilité, de qualité de production et de productivité. » Si cette réunion reste positive sur le papier, Dominique Durand a indiqué hier soir que le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) n’est toujours pas suspendu. « On reste frustré puisque la direction ne nous permet pas de travailler dans de bonnes conditions, en refusant la suspension du PSE. On va donc être obligé de travailler rapidement et sous pression, tut en sachant que le PSE continue de se dérouler. »

Au final, la menace des 81 suppressions de postes sur le site dijonnais demeure. « Ces suppressions risquent effectivement d’être effectives et la pérennité du site est mise sur la table », a noté Dominique Durand. « En sortant de cette réunion, on a l’impression qu’on nous a donné un os à ronger, car, en fin de compte, c’est la direction qui prendra la décision de valider ou pas les propositions. »

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MessageSujet: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mar 17 Déc - 19:35

Les salariés de Parker poursuivent leur mobilisation

Le site dijonnais du groupe Parker reste sous la menace d’une délocalisation. Quelques 80 emplois pourraient être supprimés. Ce jeudi 19 décembre, une nouvelle journée d’action se profile.

Les salariés de l’usine Parker de Dijon sous toujours dans la tourmente. Dans un communiqué, la CGT revient sur la « restructuration boursière » de l’entreprise, qui touche 12 des 13 sites français. Alors que « le groupe affiche 13 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 950 millions de dollars de résultats pour 2013 », s’empresse de préciser le syndicat.

Dijon, à l’instar du site d’Annemasse en Haute-Savoie, est touché de plein fouet par la restructuration. 50 % de l’effectif est concerné, soit 81 emplois qui pourraient être amenés à disparaître.

Les politiques et responsables locaux se sont bien sûr saisis du dossier. Le 29 novembre dernier, un table-ronde était réunie par le préfet,  à laquelle la DIRECCTE de Bourgogne a pris part. La rencontre, rapporte la CGT, avait aboutie à la demande de suspension du  PSE (plan de sauvegarde de l’emploi).

Dans le cadre de cette procédure précise, qui donne un cadre aux restructurations de l’entreprise, les organisations syndicales disent avoir cherché à instaurer le dialogue « afin de proposer, avec les salariés, des solutions alternatives qui permettraient de sauvegarder les emplois ».

En face, la direction a refusé la suspension du PSE. De quoi interpeller la CGT « sur la volonté de la direction de vouloir aboutir à la sauvegarde des emplois et le maintien industriel des entités françaises, plus particulièrement celle de Dijon, touchée par une délocalisation des chaînes de montage/bobinage moteur ».

Pour la CGT, ce refus du groupe Parker « n’est pas crédible ». En contestation, ce jeudi 19 décembre, les salariés seront en grève. Les dijonnais projettent de rallier en bus le site d’Annemasse, pour mieux se regrouper et se mobiliser ensemble. Les députés PS Laurent Grandguillaume et Kheira Bouziane ont été invités par les syndicats à se joindre au déplacement.

Amandine Chauve

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mar 17 Déc - 20:07

Bonsoir,

Solidarité avec les salariés de Parker en lutte.

On lâche rien !

Cette politique de l’offre qui vise à baisser au maximum le coût des marchandises en s’attaquant aux salaires, à la protection sociale et en accumulant les cadeaux fiscaux au patronat (dont le plus flagrant est sans aucun doute les 20 milliards annuels du CICE), plonge aujourd’hui la France et l’Europe dans le désastre. Elle prouve chaque jour son inefficacité. Si elle est mise en œuvre, ça n’est donc pas pour relancer l’activité ou combattre le chômage. L’austérité est là car elle sert les intérêts de la classe dominante, c’est-à-dire des actionnaires.

C’est le travail qui crée la valeur, C’est le capital qui détruit l’emploi ainsi que l'environnement.

Le problème c'est pas le coût du travail, c'est le coût du capital.

La solution : l'écosocialisme.

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mer 18 Déc - 9:28

Même si je soutiens totalement leur combat je pense sincèrement que ce n'est pas 80 ouvriers d'un côté et 80 de l'autre qui font faire plier ce type de multinationale ;il faudrait passer à des mesures plus radicales Il aurait déjà fallu une loi interdisant les licenciements boursiers (proposé par le front de gauche et refusé par l'assemblée nationale majorité PS) .Maintenant il faut peut-être passer à des mesures plus radicales (toujours en respectant la loi ): réquisition des entreprises et aide juridique et technique aux salariés pour qu'ils montent une SCOOP
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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Ven 20 Déc - 7:41

À Annemasse, la solidarité des salariés Parker

Les chaines de l’atelier d’assemblage de l’usine Parker d’Annemasse sont quasiment à l’arrêt. Devant les grilles, les salariés du site de Dijon (ex-Parvex) manifestent, solidaires. Ils sont 70 à avoir fait le déplacement en Haute-Savoie, jeudi 19 décembre 2013. Ils protestent contre le plan de restructuration du groupe qui menace près de 300 emplois en France.

Sous la pluie, les ouvriers se rassemblent autour de braseros artisanaux. Un peu partout, des drapeaux et des autocollants de la CGT. Le syndicat a appelé à cette mobilisation de soutien entre Bourguignons et Haut-Savoyards. Mais le mouvement de grève a été suivi sur presque tous les sites Parker de France.


Les 300 emplois menacés concernent 12 des 13 usines du groupe détenu par un fonds de pension américain. Les sites les plus touchés sont ceux de Dijon (80 postes sur 160) et d’Annemasse (101 postes sur 160). Parker affiche pourtant 13 milliards de chiffre d’affaires, pour un bénéfice de 950 millions d’euros, selon les syndicats.


Solidarité entre salariés menacés

“ Ce que l’on demande, c’est la suspension du plan de restructuration ”, explique Dominique Durand, délégué CGT sur le site de Dijon. “ L’échéance pour le démarrage du plan, c’est la mi-mars. Les premiers licenciements auront lieu en juillet, si rien ne se passe. Il n’est pas question de baisser les bras. Nous refusons que Parker nous poignarde dans le dos ”

Dominique Durand, délégué syndical CGT sur le site Parker de Dijon | Photo Nicolas Boeuf

Entre ouvriers hôtes et visiteurs, on fait connaissance, on se soutient. On essaye de faire régner la bonne humeur, autour de saucisses grillées sur un barbecue de fortune installé sur le parking. Au bord de la route, d’autres tambourinent sans relâche sur des tonneaux et encouragent les automobilistes à klaxonner. Les cigarettes sont à la bouche, les tasses de café passent de mains en mains.

“ On est tous dans la même galère ”, soupire Abderazak, opérateur de régulation à Annemasse. “ Mais ça fait du bien de sentir la solidarité des gars de Dijon ”. “ L’objectif de la journée, faire rencontrer les deux groupes de salariés, est atteint ”, estime Dominique Durand. “ Les gens ont beaucoup discuté. L’émulation qui s’est créée va surement en appeler d’autres ”.

" J’ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête "

De temps en temps, les portables sonnent. Des nouvelles des autres sites français. Les six situés en Bretagne font grève à 100%. À Vierzon, la production est arrêtée à 90%. Même le site d’Évreux, pourtant épargné par le plan de restructuration et peu habitué à la mobilisation a débrayé une partie de la journée.

Mais la direction fait la sourde oreille et ne veut pas recevoir les syndicats. “ On veut faire pression pour obliger l’employeur à sauvegarder l’emploi ”, martèle Olivier Lambert, secrétaire du CE de Dijon et délégué CGT. “ Le plan de restructuration prévoit des départs volontaires et un accompagnement vers le licenciement, avec des cellules de reclassement. Mais on sait bien qu’elles sont inefficaces ”.

Patrick, 54 ans, n’y croit pas non plus. Cela fait 33 ans qu’il est assembleur moteur chez Parker. Il y en a neuf à Dijon, et l’un d’entre eux va devoir partir. “ À mon âge, je ne retrouverais jamais de boulot. C’est un stress énorme, et ma situation familiale en souffre. J’ai une épée de Damoclès au-dessus de la tête ”. Comme lui, beaucoup de salariés vivent ce plan de restructuration comme une grande injustice, d’autant que le groupe Parker n’est pas déficitaire.

Les plans de restructurations, désastres humains

Élisabeth, ouvrière elle aussi à Dijon, connait les dégâts que peut produire un plan social. Il y a une vingtaine d’années, elle en a fait les frais au sein de l’usine Hoover, à Longvic. “ Beaucoup de ceux qui ont perdu leur boulot sont tombés dans la dépression ou dans l’alcool. On en a qui se sont pendu. C’est vraiment dramatique ”.


Quelques retraités de Parvex sont aussi venus soutenir les salariés. Jean-Claude a lui aussi connu des départs : quand il est entré à l’usine, ils étaient près d’un millier d’ouvriers. “ Ça me fend le cœur de voir cela ”, souffle-t-il. “ J’ai passé 37 ans dans cette usine. S’il ne reste plus que 80 ouvriers, cela revient à la fermer ”. L’usinage va disparaître du site dijonnais, comme le service comptabilité, délocalisés en ¨Pologne, et deux lignes de montage qui partiront vers la République tchèque.

Les plus âgés se sont réfugiés à l’intérieur de l’usine pour lutter contre le froid, malgré les vigiles engagés par la direction qui craignait des débordements. Les salariés non grévistes de l’usine ont tous un mot gentil, proposent un café, etc.

Une prochaine mobilisation, à Dijon, en février

“ Les syndicats sont ouverts aux propositions alternatives qui permettraient de sauvegarder l’emploi ”, assure Dominique Durand. Évoquée par la direction, une éventuelle possibilité de reprise de l’usinage par les salariés. Mais eux n’y croient guère. Tant les investissements ont manqué durant la dernière décennie.

Par les fenêtres des bureaux de l’usine d’Annemasse, le DRH de Parker France, Jacques Dorcier, regarde les ouvriers massés devant les grilles, à travers les vapeurs de quelques fumigènes. Dominique Durand l’a eu la veille au téléphone, lors d’une conférence avec tous les syndicats. La direction demande de nouvelles réunions de négociation d’ici le mois de mars. “ Nous n’accepterons pas avant qu’ils ne suspendent le plan de sauvegarde de l’emploi ”, tranche le syndicaliste dijonnais. Le dialogue semble impossible.


Dominique Durand a aussi eu au téléphone, avant la journée de mobilisation de jeudi, Laurent Grandguillaume. Le député de Côte-d’Or a réaffirmé son soutien en faveur du mouvement. Alors, quelle est la suite pour les salariés du groupe Parker ? “ La prochaine mobilisation, ce sera pendant la première semaine de février, à Dijon. Cette fois-ci, ce seront les gars d’Annemasse qui viendront. Et on va préparer aussi une action au siège financier de Parker, en Suisse. ”

Dans le bus, au retour vers Dijon, un SMS sur le portable de Dominique Durand. C’est de la part des gars d’Annemasse : “ On ramène la tomme la prochaine fois, préparez votre bon rouge ”.

Nicolas Boeuf

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Ven 20 Déc - 8:04

Les Parker toujours mobilisés

Des salariés dijonnais du groupe Parker Hannifin ont de nouveau exigé ce jeudi la suspension du Plan de sauvegarde de l’emploi qui touche l’entreprise. En vain.

Quatre vingt-un emplois sont menacés sur le site dijonnais de Parker Hannifin. Photo archives E. H.

Nouvelle journée de mobilisation ce jeudi pour les salariés dijonnais de Parker Hannifin, groupe américain spécialiste des technologies de contrôle et de mouvement.

Une restructuration boursière touche en effet 12 des 13 sites français du groupe. Le syndicat CGT de Parker Hannifin Dijon rappelle que « les sites de Dijon et de Ville-la-Grand. près d’Annemasse, sont les plus touchés avec 50 % de l’effectif de Dijon (soit 81 emplois) et plus de 60 % de l’effectif d’Annemasse. Ce jeudi, la majorité des sites français étaient en grève. » Deux bus de salariés dijonnais se sont même rendus à Ville-la-Grand, siège social du groupe en France, à l’occasion d’un nouveau comité d’entreprise. Leur but : obtenir la suspension d’un Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qu’il juge « injustifié ». En vain. Le syndicat CGT se dit donc « interpellé » par ce refus « sur la volonté de la direction de vouloir aboutir à la sauvegarde des emplois et le maintien industriel des entités françaises, plus particulièrement celle de Dijon touchée par une délocalisation des chaînes de montage/bobinage moteur. Notre organisation syndicale mais également les pouvoirs publics considèrent que le refus de la direction du groupe Parker Hannifin n’est pas crédible. » Sollicitée, la direction du site dijonnais n’a pas souhaité commenter la rencontre de ce jeudi.

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Jeu 13 Fév - 19:10

le 13/02/2014 à 12:48
La colère des salariés Parker

Dans le cadre de négociations sur le plan de sauvegarde de l'emploi, les salariés de 12 sites sur 13 en France se sont mis en grève ce jeudi, dont ceux de Dijon. On enregistrait près de 98 % de grévistes selon la CGT.
A la mi-journée, c'est la colère qui dominait les échanges puisque la direction de Parker Hannifin a proposé des primes supra-légales allant de 5000 à 28 000 €, alors que les organisations syndicales réclament des primes d'au moins 50 000 €. Des salariés des sites de Contamines et d'Annemasse (Haute-Savoie) ont fait le déplacement en cars ce jeudi à Dijon.
Pour rappel, le 27 septembre, le groupe Parker Hannifin avait annoncé la restructuration de plusieurs sites en France dont celui de Dijon. Objectif : délocaliser une partie de la production en République tchèque pour augmenter la rentabilité de la société.
Ce plan social prévoit la suppression de plus 220 emplois, dont 81 sur le site dijonnais de la Fontaine d'Ouche. Les négociations doivent se poursuivre jusqu'à ce jeudi soir.


Le Bien Public

Nouvelle mobilisation chez Parker

Les salariés de Parker sont en grève jeudi 13 février. Les salariés des sites d'Annemasse et Contamine viennent sur le site de Dijon à l'occasion de négociations avec la direction Parker sur " l'accompagnement social " des salariés dans le plan de restructuration.

© France 3 Bourgogne - Photo: Daniel Waxin

Une nouvelle mobilisation des salariés de l'entreprise PARKER, ce jeudi matin: aux salariés de Parker à Dijon, s'ajoutent ceux qui ont fait le déplacement depuis les sites d'Anemasse ( 52 personnes)  et de Contamine ( 26 personnes). Sur le site de Dijon, ils sont, selon la C.G.T., 98% de grévistes.

Aujourd'hui, les discussions portent sur le livret 1 du  Plan de Sauvegarde de l'Emploi, c'est à dire sur les primes de départ.

Fin septembre le groupe groupe Parker Hannifin a annoncé la restructuration de plusieurs sites en France et notamment de celui de Dijon.
Il s'agit de délocaliser une partie de la production en République Tchèque pour augmenter la rentabilité de la société.

Ce plan social prévoit la suppression de plus 220 emplois dans l'Hexagone, dont 81 sur le site de la Fontaine d'Ouche.

Caroline Jouret pour FR3 Bourgogne

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Ven 14 Fév - 7:56

vendredi 14/02/2014

« Inacceptable », « lamentable ». C’est en ces termes que les syndicats ont condamné jeudi l’accompagnement social proposé par la direction du groupe Parker. Le bras de fer est engagé.


Voilà cinq mois que les syndicats se battent contre une restructuration présentée le 27 septembre 2013 par la direction du groupe Parker Hannifin. Cinq mois aussi que les salariés dijonnais espèrent une issue favorable pour contrer une délocalisation quasi inévitable de l’activité en République Tchèque. Ce jeudi, alors que la direction était à Dijon pour entamer des négociations sur le volet social du plan de sauvegarde de l’emploi (PSE), les Parker ont fait grève, tout comme leurs collègues de douze autres sites français. Selon la CGT, on comptait 98 % de grévistes.

Très vite, ce jeudi matin, les négociations ont tourné court. « On se fout de notre gueule ! » a scandé Dominique Durand, micro à la main, devant plus d’une centaine de salariés, dont une moitié provenait des sites d’Annemasse et des Contamines, en Haute-Savoie. Le délégué syndical CGT a présenté les propositions de la direction au sujet des primes supra légales : « Vous valez 28 000 €, pas plus ! Si la direction considère ces salariés comme des gens qui ont consacré leur vie pour la société Parker, voilà comment on les récompense : on les licencie pour l’intérêt des actionnaires. Nous exigeons des propositions décentes. » Cette annonce, tous l’ont sifflée et rejetée. Et Dominique Durand d’observer : « On demande à la direction de faire preuve de prudence et de bon sens. » En filigrane, les organisations syndicales (CGT, CFDT et CFE-CGC) ont indiqué lors d’une conférence de presse que si les négociations échouaient, elles ne pourraient pas forcément en maîtriser les conséquences… Certains salariés ont même avancé l’idée d’une séquestration des membres de la direction. C’est dire le degré de tension qui régnait ce jeudi dans l’enceinte de l’usine dijonnaise. D’autres, la majorité, sont prêts à poursuivre la grève. Et à tout bloquer. Jusqu’à obtenir gain de cause.

Jeudi, en fin d’après-midi, aucun accord n’avait été trouvé. La direction a refusé de reprendre les négociations « sous la pression des salariés ». La CGT a fait voter une grève illimitée pour les sites de Dijon et d’Annemasse, à compter d’aujourd’hui.

Emmanuel Hasle, pour le Bien Public

vendredi 14/02/2014

Le bras de fer géant des salariés de Parker

Devant les locaux de Parker à Dijon, les salariés massés sous des tentes pour échapper aux trombes d’eau attendent le retour de leurs délégués syndicaux. Jeudi 13 février, les membres de la direction de Parker sont venus à la table des négociations du plan social. Qui ont finalement échoué. Une grève illimitée devrait commencer vendredi, après un vote officiel. Pour rappel, 81 emplois sur 160 sont menacés à Dijon.

“Les gens sont encore un peu dans le déni quant à la perte de leur emploi, mais maintenant, ils prennent conscience qu’il faut négocier les indemnités”, explique Dominique Durant, délégué CGT à Dijon. C’est lui qui mène cette journée, alternant séance de négociation avec la direction et harangue des salariés. L’usine de Dijon est en grève à 95%, pour faire pression. Des ouvriers des sites d’Annemasse et de Condamine, en Haute-Savoie, sont venus en renfort. Là-bas aussi les machines sont à l’arrêt, comme dans 12 des 13 sites de Parker en France.


Négociation des indemnités

C’est la troisième et dernière journée de négociation du PSE à Dijon. “On négocie le livret 1, c’est-à-dire tout ce qui est accompagnement social”, détaille Dominique Durand. “Les boîtes de reclassement, les formations et compagnie, on n’y croit pas. Ce que les employés demandent, c’est des indemnités pour pouvoir avoir une visibilité financière suffisante”. La direction, elle, joue la montre. Les négociations sont suspendues depuis 8h30. Les syndicats réclament les mêmes conditions pour les départs volontaires et les licenciements. “Nous demandons une indemnité plancher de 50 000 euros, qui pourra monter jusqu’à 100 000 euros avec l’ancienneté”. Des revendications légitimes aux yeux des représentants, puisque le groupe américain fait des bénéfices. À 11h30, les négociations reprennent.

Moins d’une demi-heure plus tard, Dominique Durant redescend, la mine sombre. “La proposition de la direction est ridicule. Ils proposent une prime de 28 000 euros au maximum. Ça veut dire que certains ne partiront qu’avec 5 000 euros. Ils se foutent de notre gueule”. Les salariés sont dégoutés, la colère monte. “Un jeune, qui vient de s’installer, d’acheter une maison et qui a peut-être des enfants, avec deux ou trois ans d’ancienneté, ne touchera presque rien. Il y a des gens qui ont cinquante ans. Ils ne vont jamais retrouver de travail. Mais ils ont encore des choses à payer, la voiture, la maison, des enfants à charge. Comment ils vont faire ?”, regrette Dominique Durand.


Excédés, les salariés envahissent les bureaux

En début d’après-midi, la pression est trop forte. Le mépris de Parker ne passe pas. Les salariés massés devant les bâtiments envahissent l’étage pour interpeller la direction. Pendant presque une heure, ils occupent les couloirs. En conséquence, la direction décide de suspendre les négociations. “Pas dans ces conditions”. “Ils savent que les gens sont en colère. C’est leur responsabilité, mais je pense qu’ils n’ont pas pris la bonne décision”, réagit Dominique Durand. Ce n’est pas le premier conflit social qui se joue chez Parker, et tous se sont réglés pacifiquement. Mais aucun n’avait cette ampleur. “À Annemasse, ils sont très très motivés. S’ils n’obtiennent pas d’indemnité à six chiffres, ils vont mettre le feu”, appréhende Dominique Durand.

Puisque Parker ne veut rien entendre, et bien ce sera la grève. Un rapide vote à main levée devant les tentes confirme la combativité des salariés. L’usine devrait être en grève illimitée à partir de vendredi. CGT et FO sont pour, la CFDT ne se prononce pas. Mais chez les salariés, c’est la détermination qui domine. “Ce que l’on veut, c’est ramener Parker à la table des négociations, mais avec des propositions décentes”, martèle Dominique Durand.


" La grève, tout le monde y perd "

Même avec le soutien des ouvriers d’Annemasse et de Condamine, les Dijonnais se sentent bien seuls dans leur combat et dénonce le manque de soutien des politiques. La députée PS de Côte-d’Or Kheira Bouziane est bien passée au milieu de la journée pour afficher son soutien. “Elle a affirmé être à nos côtés, que l’on pouvait faire appel à elle. On sait qu’on peut lui faire confiance, comme à Laurent Grandguillaume”, affirme le délégué CGT. “Mais je suis très étonné que François Rebsamen ne soit pas venu. On le lui avait pourtant demandé. Il est sénateur-maire, il représente le gouvernement et le Parti socialiste, il aurait dû venir.”


Avec la grève illimitée, le bras de fer qui s’engage entre la direction de Parker et les salariés s’annonce homérique. “Les machines sont arrêtées. Parker a des clients qui ne vont pas être livrés, donc ils vont perdre de l’argent. On sait qu’ils ont fait des stocks en prévision, mais ils vont forcément être en difficulté. En ce moment, ils sont en train de faire des calculs pour savoir ce qui coûterait le plus cher pour eux entre céder à nos revendications et nous laisser faire grève”, assure Dominique Durand. “La grève, ce n’est pas une solution que nous aimons. Tout le monde y perd : d’abord les salariés, mais aussi Parker et ses clients. Mais c’est la direction qui n’a pas voulu négocier”.

Les dernières journées de négociation entre la direction et les syndicats se déroulent à la fin du mois de février, sur le site de Condamine. “Dans ces conditions, la CGT ne signera pas d’accord. Mais ce sont les salariés qui décideront”, promet Dominique Durand. D’ici là, ils vont se battre pour faire comprendre la valeur de leur vie au géant américain.

Nicolas Boeuf, pour le Miroir

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Ven 14 Fév - 8:50

le bien public ne mentionne même pas la présence de la tête de liste municipale Front de Gauche Isabelle De Almeida .Quand à la confiance du délégué CGT dans l'action de Laurent Grandguillaume je suis stupéfaite ; il suffit de voir comment il a voté au parlement :le traité européen, l'ANI; le projet de réforme bancaire .... enfin bref il a suivi la voix de son maitre ;il aurait été intéressant de rappeler que cette entreprise a bénéficié d'aide de l'état: exonérations sur les bas salaires, crédit impôts recherche, et maintenant le CICE; cela montre bien que cette politique de l'offre ne sert pas l'emploi mais les actionnaires .
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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Sam 15 Fév - 21:45

Madame, Monsieur,

Vous trouverez ci-joint le communiqué de presse du Parti de Gauche de Côte d'Or sur la situation dans l'entreprise Parker.

Vous remerciant d'avance pour la publication, dans vos colonnes, de ce texte.

Cordialement,

Alexandre EMORINE

Communiqué de Presse du PG 21

Alors que « le groupe affiche 13 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 950 millions de dollars de résultats pour 2013 », le 27 septembre 2013, le groupe Parker Hannifin a annoncé une « restructuration boursière » qui touche 12 des 13 sites français.  
À Dijon, 81 emplois  sur 160 sont amenés à disparaître, 220 sur l'ensemble du Groupe détenu par un fonds de pension américain.

Plusieurs journées de grève se sont déroulées sur les différents sites.
Les négociations ont tourné court car les propositions du groupe étant méprisantes et méprisables : une aumÔne de 28 000 euros pour ces salariés qui ont sacrifié leur vie pour la société.
La CGT a fait voter une grève illimitée pour les sites de Dijon et d’Annemasse, à compter du vendredi 14 février.

Cette entreprise a bénéficié d'aide de l'état : exonérations sur les bas salaires, crédit impôts recherche, et maintenant le CICE.
Une nouvelle fois, il est démontré que la politique de l'offre ne sert pas l'emploi mais les actionnaires.
 
Le Parti de Gauche 21 soutient les justes revendications des salariés de Parker.

Interdiction des licenciements boursiers, Paiement des journées de grève.
 
Le Parti de Gauche 21
Lionel Parisot, référent front des luttes PG21

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Dim 16 Fév - 16:03

Le Bien Public, Infos-Dijon, GazetteInfo ont publié le communiqué :

http://www.bienpublic.com/actualite/2014/02/16/le-parti-de-gauche-21-reagit-au-mouvement-social-chez-parker

http://infos-dijon.com/?p=367099

http://www.gazetteinfo.fr/2014/02/17/le-parti-de-gauche-21-soutient/

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mar 18 Fév - 8:52

le 17/02/2014 à 18:00

La CGT écrit à Jacques Dorcier, DRH de Parker Hannifin France


Dans un courrier adressé à Jacques Dorcier, le DRH de Parker Hannifin France, la CGT s'exprime conernant les propositions faites aux salariés de l'entreprise dans le cadre d'un Plan de sauvegarde de l'emploi :

« Monsieur Dorcier, Jeudi 13 février 2014, lors des négociations dans le cadre du PSE, l’attitude de la direction n’a pas démontré aux salariés sa volonté d’aboutir à une négociation saine et respectueuse des salariés notamment au regard d’un groupe industriel qui se dit lui-même respectueux de ses salariés.

Les propositions que vous avez faites, notamment sur le montant des primes supra légales sont en train de créer des conditions qui d’une part, risquent de ne pas être à l’avantage du groupe Parker et qui d’autre part, ajoutent aux salariés un traumatisme sans précédent sur les sites les plus impactés.

Bon nombre de salariés, dont la moyenne d’âge reste élevée, ne croient absolument pas en d’hypothétiques reclassements. Ces mêmes salariés, qui ont consacré une énergie et un investissement total dans leur travail, après s’être pliés aux exigences du groupe se voient "remerciés" d’une façon inqualifiable.

Demain, dans le seul intérêt financier du groupe Parker, de nombreuses familles vont se retrouver dans des situations gravissimes et critiques, des situations qui incomberont directement aux choix fait par le groupe.

Pour la CGT, au travers des "propositions" que vous avez présentez ce jeudi, vous êtes en train de créer les conditions pour minimiser le nombre de départs volontaires potentiels, solution qui collerait plus à l’intérêt financier du groupe Parker. Vous créez également les conditions pour que les salariés, confrontés à l’impasse des négociations, se tournent collectivement vers des solutions juridiques en portant le fait que leur licenciement soit sans causes réelles et sérieuses.

La récente loi issue de l’accord compétitivité emploi ne permet pas aujourd’hui, à l’appui de jurisprudences, de contester la validité d’un PSE. Toutefois il reste la solution aux salariés de contester leur licenciement. Demain, il n’est pas impossible qu’une jurisprudence porte le nom de Parker Hannifin. Nous ne sommes pas convaincus que le groupe Parker souhaite en arriver là.

Pour l’heure et suite au mouvement de grève important qui s’est déroulé sur tous les sites français, vous avez confirmé à la CGT avoir organisé un meeting Direction à Etoy dès lundi. A l’issue de cette réunion, la CGT vous demande instamment de reprendre les négociations dans les plus brefs délais avec, comme objectif, d’arriver avec des propositions qui respectent les salariés notamment en ce qui concerne les primes supra légales.

Pour la CGT, dans la situation que vit le personnel, une seule question se pose. Pourront-ils partir dans la dignité ? En espérant que le groupe Parker Hannifin prendra la décision de respecter les salariés, je vous prie d’agréer, Monsieur Dorcier, l’expression de mes respectueuses salutations.

Pour le syndicat CGT, Dominique Durand DSC CGT PHMF »

Le Bien Public

Le courrier est publié également par Infos-Dijon : http://infos-dijon.com/?p=367133

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mar 18 Fév - 9:37

Lundi 17 fév 2014, GazetteInfo

Chez Parker, la grève continue

En grève, les salariés de Parker Hannifin du site dijonnais expliquent leur refus à poursuivre les négociations dans le cadre du PSE (Plan sauvegarde emploi).
« Les salariés des sites de Dijon et d’Annemasse (74) de PARKER HANNIFIN sont en grève depuis le jeudi 13 février, date à laquelle la direction a refusé de poursuivre les négociations qui concernent « l’accompagnement social » du Plan de « Sauvegarde » d’Emplois (PSE)

En effet, depuis l’annonce de ce vaste plan de restructuration européen le 25 septembre 2013, les organisations syndicales ont démontré à plusieurs reprises leur volonté de négocier au mieux cette restructuration boursière en impliquant notamment les salariés dans des groupes de travail.

Sur le site de Dijon, ces groupes de travail sont en train de démontrer que la délocalisation des deux chaînes de montage/bobinage moteur en république Tchèque est une erreur de stratégie industrielle.

Par exemple, sur les moteurs à courant continu, le bobinage extrêmement précis est réalisé sur des machines vieillissantes que seuls les salariés savent régler. Le déplacement des ces machines en république Tchèque engendrerait de nombreux problèmes de remise en œuvre. Les salariés tchèques ne sont pas plus « bêtes » que les français, toutefois le process de fabrication est peu formalisé sur le papier, le savoir-faire à Dijon se transmet oralement.

Non contente de licencier les salariés sur les chaînes de montage, la direction de ce groupe américain ose demander aux salariés français de transmettre leur savoir à ceux qui demain travailleront à leur place pour un salaire de misère.

Les salariés de Parker Dijon (ex Parvex) ne laisseront pas un savoir-faire connu et reconnu partir en république Tchèque.

Pour rappel, sur le site de Dijon ce sont 81 salariés soit 50 % de l’effectif  qui vont être sacrifiés afin de satisfaire les actionnaires américains. Sur les sites de Haute Savoie, 65 % de l’effectif à Annemasse et 12 % de l’effectif de Contamine le seront également pour les mêmes raisons.

Dans ce Plan de Sauvegarde de l’Emploi, force est de constater que la direction de Parker France ne démontre aucune volonté de sauvegarder le maximum d’emplois. Bien au contraire, depuis de nombreux mois elle laisse pourrir la situation.

Dans le même temps, les salariés qui vont perdre leur emploi ne croient pas à un hypothétique reclassement, si cela fonctionnait ça se saurait !

Ces mêmes salariés, qui ont consacré toute leur énergie et un investissement total dans leur travail, après s’être pliés aux exigences du groupe Parker se voient « remerciés » d’une façon inqualifiable.

Les propositions de la direction sur les primes supra légales de licenciement sont une insulte aux salariés et un manque total de respect pour un groupe qui se dit respectueux de son personnel.

Ces primes représenteraient au maximum pour les plus anciens entre 20 000 et 28 000 € selon qu’ils partent en rupture ou en départ volontaire. Les plus jeunes toucheraient des clopinettes !

Les salariés qui vont être licenciés ne l’entendent pas de cette oreille. La moyenne d’âge du site de Dijon étant de 48,5 ans, il est difficile pour eux d’envisager un avenir serein. Beaucoup d’entres eux ont encore des crédits sur le dos, des enfants à charge.

Avec des résultats financiers qui se chiffrent à plusieurs milliards de $, le groupe PARKER HANNIFIN se livre ici à une honteuse mascarade.

100 millions de dollars ont été provisionnés pour ce plan de restructuration européen. Le groupe a très largement les moyens d’indemniser dignement les salariés qu’il va mettre à la porte.

Les salariés de Parker Hannifin France mettent au défi Monsieur Don Waskewicz N°1 du groupe de venir en France expliquer à ceux qu’il va mettre à la porte que le groupe n’a pas les moyens de les indemniser dignement !

Par ailleurs, plusieurs millions d’€ ont été distribués par l’Etat français sous forme de crédit d’impôts, sans contrôle, sans garantie de résultat et de maintien d’emploi.

Aujourd’hui, la CGT dénonce le gâchis que représente cet argent public, jeté par la fenêtre à des entreprises dont les résultats financiers ne démontrent aucune difficulté.

Les salariés se demandent si le gouvernement va continuer encore longtemps à cautionner ces licenciements boursiers ?

Il serait souhaitable que Monsieur Hollande viennent à Dijon pour expliquer cela aux salariés !

Pour l’heure, les salariés grévistes ont reconduit le mouvement pour les jours qui viennent et attendent un signe fort de la part de Parker dans la reprise des négociations. »

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mar 18 Fév - 9:59

18 février 2014

Le combat (et la grève) continue pour les salariés de Parker


Nous nous félicitons d’un “dialogue social permanent et qui donne des résultats”. Pour les salariés du groupe Parker, la formule de leur direction a sans doute de quoi sourire. Depuis plusieurs mois, ils luttent contre les suppressions de postes annoncés. Dernière étape en date : l’arrêt brutal des négociations, le 13 février, après que les salariés en grève aient envahi les bureaux de la direction. Ils demandent désormais à François Hollande de venir s’expliquer.

Dans son communiqué, la direction du groupe “leader mondial des technologies du mouvement et du contrôle” justifie la nécessité du PSE. “Le projet de restructuration vise à répondre, non seulement à un marché européen très tendu et à des difficultés structurelles, mais également à saisir les opportunités stratégiques de développement qui s’offrent au groupe. De nombreuses activités de Parker s’exercent sur des marchés matures de plus en plus concurrentiels. Certaines ne sont plus compétitives et leurs résultats ne permettent pas de se développer.

Un plan de restructuration boursier alors que l’entreprise gagne de l’argent

En 2013, le groupe, loin d’être en difficulté, a généré13 milliards de chiffre d’affaires. “La réorganisation a ainsi pour objectif de consolider ces activités et de générer de nouvelles capacités d’investissement d’ordre aussi bien matériel qu’humain, une plus grande réactivité et une performance améliorée au service des clients de la société”, continue la direction.

Dans une lettre envoyée le 14 février, la CGT interpelle le DRH de Parker, Jacques Dorcier. “Demain, dans le seul intérêt financier du groupe Parker, de nombreuses familles vont se retrouver dans des situations gravissimes et critiques, des situations qui incomberont directement aux choix faits par le groupe.” Dans un communiqué de soutien, le Front de Gauche 21 se place aux côtés des salariés de Parker et parle de “restructuration boursière, alors que le groupe affiche 13 milliards de dollars de chiffre d’affaires et 950 millions de dollars de résultats pour 2013″.


La compétitivité du site de Dijon mise en cause

Sur 13 lieux de production en France, les sites Dijon et d’Annemasse, en Haute-Savoie sont les deux plus touchés. Pour Parker, le pôle de production de Dijon n’est plus assez compétitif. “Le site connaît aujourd’hui un manque de compétitivité lié principalement aux coûts de production très élevés par rapport à la concurrence et à des structures de coûts fixes également très lourdes.”

En conséquence, une grande partie de l’activité va être délocalisée vers la Pologne et la République Tchèque. “Le projet de restructuration prévoit d’une part le transfert de certaines activités industrielles vers d’autres sites européens, l’externalisation d’activités d’usinage vers des sous-traitants et la centralisation des activités commerciales au sein de l’organisation commerciale France basée sur l’établissement de Contamine-sur-Arve (Haute-Savoie). Cela entrainera la suppression d’environ 80 emplois sur l’établissement de Dijon.”

La CGT contre la délocalisation pour protéger le savoir-faire

Pour la CGT, cette délocalisation est “une erreur stratégique industrielle”. L’organisation syndicale détaille son argumentation dans un communiqué. “Par exemple, sur les moteurs à courant continu, le bobinage extrêmement précis est réalisé sur des machines vieillissantes que seuls les salariés savent régler. Le déplacement de ces machines en République Tchèque engendrerait de nombreux problèmes de remise en œuvre. Les salariés tchèques ne sont pas plus «bêtes» que les Français, toutefois le process de fabrication est peu formalisé sur le papier, le savoir-faire à Dijon se transmet oralement.”

Ce PSE, c’est aussi une affaire de savoir-faire à protéger, pour la CGT. “Non contente de licencier les salariés sur les chaînes de montage, la direction de ce groupe américain ose demander aux salariés français de transmettre leur savoir à ceux qui demain travailleront à leur place pour un salaire de misère. Les salariés de Parker Dijon ne laisseront pas un savoir-faire connu et reconnu partir en République Tchèque.”

Quid de l’avenir du site de Dijon alors ? Il devrait se recentrer sur la recherche et développement, mais aussi déménager, selon la direction de Parker. “Il est prévu que le site déménage, toujours sur le bassin d’emploi de Dijon, dans des locaux mieux adaptés à sa vocation. Des investissements significatifs seront réalisés dans les lignes de production des moteurs à fort contenu technologique ainsi que dans la R&D, dont la qualité est reconnue dans le groupe.”


Des indemnités revues à la hausse

En attendant, le mouvement de grève continue sur le site de Dijon. “Pour l’heure et suite au mouvement de grève important qui s’est déroulée sur tous les sites français, vous avez confirmé à la CGT avoir organisé un meeting Direction à Etoy dès lundi”, poursuit la CGT dans sa lettre à Jacques Dorcier. “À l’issue de cette réunion, la CGT vous demande instamment de reprendre les négociations dans les plus brefs délais avec, comme objectif, d’arriver avec des propositions qui respectent les salariés notamment en ce qui concerne les primes supra légales.”

Le syndicat est soutenu sur ce point par le Front de Gauche : “Les négociations ont tourné court, car les propositions du groupe [sont] méprisantes et méprisables : une aumône de 28 000 euros pour ces salariés qui ont sacrifié leur vie pour la société.”

Quand l’Etat aide des boîtes qui licencient à tour de bras

Au-delà de ce combat social précis, le plan de licenciement géant de Parker pose la question de l’aide aux grandes entreprises étrangères qui s’installent sur le territoire français. La CGT dénonce que “plusieurs millions d’euros [aient] été distribués par l’Etat français sous forme de crédit d’impôts, sans contrôle, sans garantie de résultat et de maintien d’emploi. Aujourd’hui, la CGT dénonce le gâchis que représente cet argent public, jeté par la fenêtre à des entreprises dont les résultats financiers ne démontrent aucune difficulté.”

Le Front de Gauche abonde : “Cette entreprise a bénéficié d’aide de l’état : exonérations sur les bas salaires, crédit impôts recherche, et maintenant le CICE. Une nouvelle fois, il est démontré que la politique de l’offre ne sert pas l’emploi, mais celle des actionnaires.”

La CGT interpelle directement le président de la République. “Les salariés se demandent si le gouvernement va continuer encore longtemps à cautionner ces licenciements boursiers ? Il serait souhaitable que Monsieur Hollande vienne à Dijon pour expliquer cela aux salariés !” Quant à la grève, elle se poursuit. “Pour l’heure, les salariés grévistes ont reconduit le mouvement pour les jours qui viennent et attendent un signe fort de la part de Parker dans la reprise des négociations”, conclut la CGT.

Nicolas Boeuf, pour Le Miroir

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mer 19 Fév - 16:31

mercredi 19 février

Soutien aux salariés de Parker


Depuis le 13 février, les salariés du groupe Parker sont en grève pour dénoncer le plan de licenciement annoncé le 25 janvier dernier et qui prévoit le licenciement de 220 salariés dans toute la France, dont 80 a Dijon.

Le groupe PARKER HANNIFIN est un fournisseur industriel dans le domaine des technologies de mouvement. C’est un groupe composé de salaries de qualités, ayant un savoir faire technique très important.
La volonté de délocaliser la production en république tchèque est en plus une erreur stratégique pour le groupe qui se privera donc d’un savoir faire important. Un groupe de travail est d’ailleurs allé dans ce sens.

Le parti de gauche soutien cette lutte des salariés de Parker, opposés a un groupe qui ne se contente pas de ses 12 milliards de bénéfices annuels en dollars .

Parti de Gauche

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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Mer 26 Fév - 16:25


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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Lun 3 Mar - 7:05

lundi 3 mars 2014

Profession, futurs licenciés de l’industrie

25 septembre. Une date gravée. L’annonce du plan de restructuration chez Parker. 225 en France, dont 81 à Dijon. Leur combat aujourd’hui, leurs indemnités de départ. Face à des actionnaires « indécents » qui « s’en mettent plein les poches ».


Quelques coups de klaxon par solidarité. Une rangée de tenues de travail grisonnantes, numérotées. De 0 à 81. Comme le nombre de salariés remerciés par le P-dg de Parker, Don Waskewicz, sur le site de Dijon, sur les 163 employés qu’il compte. Ce décor cauchemardesque, Dominique Durand, délégué CGT chez Parker, l’observe depuis son local sur le site dijonnais, depuis le 25 septembre 2013. Sale journée où la direction du groupe a annoncé 225 licenciements en France, suite à un plan de restructuration délocalisant notamment deux chaînes de montage/bobinage moteur de Dijon en République Tchèque. Le 13 février dernier, les salariés de Parker France étaient en grève, suite au refus de la direction de poursuivre les négociations concernant l’accompagnement social du Plan de sauvegarde de l’emploi (PSE). « Le 19 février nous avons décidé, à l’unanimité de reprendre le travail pour démontrer notre bonne foi », avance Dominique Durand.

« Heureusement, les gens klaxonnent »

Les dernières propositions de Jacques Dorcier, directeur des ressources humaines de Parker France sont plus convaincantes. Les indemnités de départ volontaire supra légales s’élèvent à 50 000 € pour ceux qui ont au moins six ans d’ancienneté (les salariés ayant moins de trois ans touchent 20 % de l’indemnité, ceux qui ont entre trois et six ans, 60 %). La prime de licenciement contraint est identique. « Nous sommes satisfaits mais l’on note que la direction n’a fait aucun effort alors qu’elle avait un budget global affecté au plan de restructuration. » Il dénonce aussi ces « millions d’euros distribués par l’État sous forme de crédit d’impôt, sans garantie de résultat et de maintien dans l’emploi ». Et il s’offusque quand il évoque cette direction qui demande aux salariés bientôt licenciés de « transmettre leur savoir à ceux qui demain travailleront à leur place pour un salaire de misère ». Dominique Durand se dit confronté à « un capitalisme galopant », responsable de ces licenciements « au prix d’une augmentation de leurs dividendes ».

Il se souvient de 2005, Parvex devient une division du groupe Parker Hannifin, le constructeur leader mondial des entraînements, du “motion and control” et des solutions systèmes associées à une vaste gamme de produits électromécaniques de précision. « Ils n’ont quasiment pas investi. Puis ils ont retiré à Dijon son contrôle commercial. Nous ne sommes devenus qu’un simple centre de coût. » L’avenir est sombre. « Nous craignons le plan de restructuration d’ici trois ans. » Et il regarde par la fenêtre : « Heureusement, les gens klaxonnent, ça fait chaud au cœur. »

Florence, licenciée : « Parker a tout pété »

Quelques lignes griffonnées sur une page blanche. « J’avais préparé cela », grimace Florence, 44 ans, alors qu’elle se lève de sa chaise. « Mais je n’y ai même pas jeté un œil. J’ai laissé parler mon cœur », se justifie-t-elle, presque gênée. Florence est assistante commerciale chez Parker sur le site de Dijon. En juillet, comme 80 de ses collègues, elle videra ses tiroirs. Quatorze années de sa vie professionnelle qui s’achèvent. Brutalement. « L’annonce a été difficile à entendre. On sait qu’il y a de l’argent, que l’entreprise est fleurissante. Les dividendes des actionnaires ont augmenté de 14 %. C’est indécent », lâche telle, encore amère.


Elle voyait les choses autrement. « Nouvelle organisation ne veut pas forcément dire licenciements. Nous aurions pu travailler dans des locaux plus petits », regrette-t-elle. Au moment d’évoquer ses années Parker, Florence s’évade. Le regard fuyant, perdu. Le verbe toujours ferme et déterminé. La salariée parle d’une « nouvelle stratégie » depuis le rachat de Parvex par Parker. « Ils nous répétaient sans cesse qu’il fallait être toujours plus compétents. Qu’il fallait collaborer, être des employés responsabilisés. » Elle récite leur discours par cœur, avec rancœur. Elle est nostalgique du temps où « les valeurs familiales primaient ». « Là, ils détruisent des familles. » Florence est mariée. Elle est mère de deux enfants, âgés de 26 et 15 ans. « Et demain, il faudra payer des études au dernier enfant », s’inquiète déjà cette Dijonnaise. Ce chamboulement dans sa vie professionnelle, elle le ressent et le répercute sur sa vie privée. Au quotidien. Tous les jours depuis ce 25 septembre. Et toutes les nuits. « Au boulot, je montre mes forces. Mais mes nuits sont très perturbées. » Elle confie même aller voir un psychologue qui l’aide à comprendre la situation. À l’accepter au moins. Chez elle, elle se sait « plus agressive » qu’avant. Et elle regrette de « faire subir cela » à ses proches. « Surtout que mon mari a vécu un licenciement il y a quelques années, j’ai l’impression de lui faire revivre ce triste moment. » Florence culpabilise. En plus.

« Dégoûtée de bosser dans un grand groupe »

Le futur lui fait peur. Avant d’être employée chez Parker, elle était intérimaire. « J’ai fait cela pendant onze ans. J’ai connu l’inquiétude de ne pas avoir de contrats. Je sais ce que c’est, je n’ai pas envie de le vivre. » Alors elle s’y prépare. Elle cherche à se former mais espère que ses dirigeants leur offriront une aide. « Les formations sont chères. J’ai déjà regardé des BTS responsable de gestion PME-PMI », avance-t-elle. C’est sa seule certitude : « Je suis dégoûtée de bosser pour un grand groupe. Ici, je croyais en mon entreprise et eux ont tout cassé. Parvex avait une technologie parfaite. Eux, en 9 ans, ils ont tout pété. »

Une salariée, licenciée : « Tout le monde se réveille la nuit »

Elle l’avait pressenti, mais n’imaginait pas que ce moment serait si soudain. « Nous savons comment ça fonctionne dans cette boîte, nous n’espérions pas de miracles… », soupire Agnès (*), 39 ans. Salariée depuis quatorze ans, elle dénonce le management de Parker. « Avant, avec Parvex, nous avions un véritable savoir-faire. Mais Parker achète des sociétés et en fait des coquilles vides », explique-t-elle. Le ton est sec. Il exprime sa haine, son dégoût. Son poste est supprimé, on lui propose un reclassement, sur un autre site de Parker. Elle ne l’envisage pas. « J’aurais pu accepter, déménager, car mon mari n’a pas un métier sédentaire. Au début, je m’étais dit “pourquoi pas”. Mais au final, j’ai dit non, je refuse de subir encore ce management. »

« Une vingtaine… Pas 81 »

Ce 25 septembre, quand elle apprend le plan de restructuration, Agnès le vit comme « un raz de marée ». « Nous nous attendions à être une vingtaine sur la liste… Pas 81. Ce qui fait peur c’est que l’on se dit que la société n’est pas en faillite, que les actionnaires se gavent », s’énerve-t-elle. Malgré la douleur, elle nuance et s’apaise. « Peut-être que ces licenciements seront une libération pour beaucoup… » Depuis, sa motivation est en « dilettante ». Elle décrit une atmosphère particulière, entre ceux qui savent qu’ils seront licenciés, ceux dont leur poste est conservé, et ceux qui attendent. « Tout le monde se réveille la nuit. Beaucoup n’ont plus l’envie de se lever le matin. » Elle tente de rester forte, d’épargner à ses proches ses « crises de colères ». Agnès est consciente de l’impact sur sa vie de famille : « C’est parfois délicat de faire comprendre à ceux qui ne le vivent pas. » Alors elle est plus tendue, plus angoissée. « Le plus déstabilisant c’est que l’on finit par douter de ses compétences. On devient un légume qui se traîne », confie-t-elle.

Son avenir, Agnès ne se le dessine encore trop peu. Il est flou, semé de doutes et d’ambiguïté. « Cela fait peur. Le changement m’angoisse après quatorze ans passés dans une boîte. Quatorze ans où l’on a croisé les mêmes collèges, dont certains avec lesquels on s’entend vraiment bien. Mais d’un autre côté, c’est une porte ouverte vers l’avenir, car je savais très bien que je ne pouvais pas rester. »

Elle retient tout de même une leçon. Positive, pour son bien-être et son futur : « Je suis dégoûtée de l’industrie. Les femmes sont sur des postes de base à diplôme équivalent. Ce sont tous des phallocrates ! »

(*) Le prénom a été modifié à la demande de l’intéressée.

Léonie Place, pour le Bien Public




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MessageSujet: Re: Le combat des salariés de Parker (Divers) + Fin des négociations, 77 licenciements en septembre (Le Miroir)   Ven 28 Mar - 15:28

Vendredi 28 mars 2014

Fin des négociations à Parker, 77 licenciements en septembre

La semaine dernière, les membres du comité central d’entreprise (CCE) de Parker et les représentations syndicales étaient à Annemasse pour finaliser les dernières négociations et émettre un avis sur le plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) qui menace 81 emplois à Dijon. Un avis quasi unanimement négatif. Les syndicats mettent en cause la raison d’être même de ce PSE, alors que le groupe Parker fait des bénéfices. Mais le plan, prévoyant de sauvegarder uniquement 4 emplois à Dijon, devrait bien être validé par la Direccte de Haute-Savoie.

La CGT est la seule organisation syndicale à avoir donné un avis officiel sur ce PSE. Elle “dénonce la nature même du projet de réorganisation […] à motivation économique et industrielle. Elle affirme qu’il ne s’agit que d’un plan financier et d’une restructuration boursière avec comme unique but de garantir une augmentation croissante des dividendes versés aux actionnaires. Les excellents résultats du groupe depuis 57 années consécutives sont là pour en témoigner”. Le CCE s’est prononcé à l’unanimité contre les raisons du PSE : “ La nécessité de la restructuration n’a pas été démontrée, au contraire (excellente santé financière du groupe et marges de manœuvre importantes au sein des divisions). ”


Licenciements boursiers

Un plan alternatif a été proposé, comprenant notamment la sauvegarde de l’activité sur le site d’Annemasse. Mais il a été “ balayé d’un revers de la main par la direction ”, selon la CGT. Le CCE déplore lui aussi “ l’absence de discussions loyales et approfondies sur la base des propositions alternatives des élus pour le site d’Annemasse ” et tranche : “ Cette restructuration constitue donc un plan de licenciements bousiers pour satisfaire les actionnaires ”. Quelques emplois y seront tout de même conservés à Annemasse.

Le syndicat dénonce aussi la mauvaise stratégie du groupe sur le site de Dijon : “ Depuis le rachat de Parvex par le groupe Parker Hannifin, les investissements insignifiants notamment en moyens humains, dans l’outil industriel, dans la R&D […] ont conduits le site dans la situation humaine et industrielle dramatique que nous connaissons aujourd’hui ”.

La majorité des salariés grévistes a validé les mesures d’accompagnement social du PSE. Mais la CGT affirme que “ la direction locale et la direction de Parker France ont travaillé de façon très insuffisante sur la sauvegarde des emplois ”. Sur 180 emplois menacés, seulement 4 ont été sauvés à Dijon et 5 à Annemasse. Dans ce contexte, “ La CGT ne signera que certains accords partiels de ce PSE concernant l’accompagnement social ”.

Premières lettres de licenciement en septembre

La suite des événements ne souffre d’aucun suspens, regrette Dominique Durand, délégué CGT. “ Selon toute vraisemblance et sans réelle surprise, la Direccte 74 devrait valider le PSE durant la deuxième quinzaine d’avril. Nous le saurons bien assez tôt. Concernant les salariés qui seront impactés par un licenciement, les premières lettres devraient être envoyées début septembre ”. Il tire un constat amer des six mois de mobilisation contre le PSE. “ [Nous avons] interpellé à plusieurs reprises les pouvoirs publics et le pouvoir politique tout en étant lucides sur le pouvoir des premiers et la volonté de légiférer et d’interagir du second. En ce qui nous concerne à l’instant T, les élections municipales étant passées et le PSE bouclé, nous n’avons plus que nos yeux pour pleurer ”.

Malgré leurs efforts, les syndicats n’ont pas obtenu satisfaction. “ Ce que nous avons obtenu des négociations est très insuffisant puisque officiellement, sur le site de Dijon, 77 salariés et leur famille vont être mis sur la paille ”, continue Dominique Durand. Mais il veut saluer le courage des salariés de Parker. “ Les salariés qui se sont battus à chaque fois que cela à été nécessaire n’ont pas à rougir des résultats obtenus. Seule leur volonté de se défendre à permis d’appuyer certaines organisations syndicales pour qu’elles puissent obtenir des mesures qui, si elles n’ont pas permis de sauvegarder un maximum d’emploi, ont permis un accompagnement probablement plus humain. ”

Dominique Durand est bien pessimiste sur le futur des employés qui resteront à Parker. “ Dans probablement peu de temps, l’avenir nous le dira, les salariés qui n’auront pas été impactés par les suppressions d’emplois d’aujourd’hui vont probablement subir une nouvelle restructuration. C’est la grande mode chez les grands groupes qui brassent beaucoup d’argent. ” La CGT encourage les salariés à s’organiser syndicalement “ le plus rapidement possible afin de ne pas être dépourvu le jour où le groupe viendra les poignarder dans le dos ”.

Nicolas Boeuf, pour Le Miroir

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