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 Dijon : du rififi à la Fedosad (Le Bien Public) + DIJON : Bras de fer à la FEDOSAD, la première manche remportée par la CGT contre la direction (Infos-Dijon)

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MessageSujet: Dijon : du rififi à la Fedosad (Le Bien Public) + DIJON : Bras de fer à la FEDOSAD, la première manche remportée par la CGT contre la direction (Infos-Dijon)   Mar 7 Jan - 11:08

Un conflit pourrit l’ambiance à la Fedosad. Entre discrimination syndicale et insubordination, le torchon brûle.

C’est dans le service d’aide à domicile de la Fedosad que les tensions se concentrent. Photo d’illustration Phovoir-Images

C’est une histoire compliquée. D’un côté, une direction qui affirme qu’elle n’avait pas le choix, que cette difficile décision – le licenciement de deux personnes – était essentielle à la sauvegarde de la Fedosad. De l’autre, la CGT, qui crie au complot et au délit d’entrave. D’un côté comme de l’autre, on s’échange des pétitions, voire des menaces. Et au milieu de tout cela, deux femmes, qui sont le cœur du conflit.

De bons états de service

Ces deux femmes, salariées de la Fedosad depuis 7 et 3,5 ans cristallisent toutes les rancœurs, d’un côté comme de l’autre. L’une est d’ores et déjà licenciée. Le destin de l’autre est entre les mains de l’inspection du travail. La raison ? C’est là que l’histoire devient intéressante. Car chacun reste campé sur ses positions et accuse l’autre camp. « Nous avons toujours été très bien notées par la direction lors des entretiens individuels », arguent les deux salariées. « Ce n’est que quand nous avons créé le syndicat CGT que la direction a voulu nous mettre à l’écart. »

Un point que réfute Jean Barthe, président de la Fedosad. S’il admet les bonnes notations des deux femmes, il affirme que « ces deux salariées ont toujours fait preuve d’insubordination. Elles ont toujours mis en cause la hiérarchie. Déjà, à l’été 2012, il y avait eu une grosse colère entre une des deux et un médecin. »

Seuil critique

Mais pourquoi avoir tant attendu, au point, aujourd’hui, de laisser penser que seule la création du syndicat, au cours du mois de juillet, a entraîné ces mesures contre les deux nouvelles membres de la CGT ? Jean Barthe l’affirme, cela « n’a rien à voir. Nous avons juste atteint le seuil critique. De nombreux médecins ont menacé de démissionner, j’ai aussi eu une pétition de 23 personnes dénonçant un harcèlement au travail. » Reste que de nombreux courriers sont arrivés dans les derniers jours, après la médiatisation de l’affaire. Comme pour justifier les mesures prises par la direction ? « Dans la pétition contre nous, il y a des gens avec qui nous n’avons jamais été en contact », affirment les deux salariées, qui se réfugient derrière des états de service jamais contestés avant la création du syndicat.

Un syndicat dont l’arrivée aurait été très mal perçue par la direction. « Il nous a fallu 4 mois pour avoir un local », note par exemple un cadre de la CGT. Pour expliquer le climat malsain qui a accompagné l’arrivée de la CGT, une salariée menacée met d’ailleurs en avant une altercation et des menaces, qui avaient entraîné, pour elle, un arrêt de travail. La direction n’est pas loin de crier à la malhonnêteté, affirmant que l’histoire avait été réglée en interne. Et de rappeler qu’un appel est en cours. « Elles sont en train de retourner la situation, mais plus personne ne voulait travailler avec elles », rétorque leur chef de service.

Un syndicat remuant

Reste que depuis son arrivée à la Fedosad, la CGT a attiré du monde. Une petite dizaine d’aides à domicile nous ont d’ailleurs fait part de leur soutien aux syndicalistes et plus globalement à l’action de la CGT, évoquant des conditions de travail difficiles.

Pour les deux personnes en instance de licenciement, c’est clair, c’est parce que la CGT dérange que la direction veut leur départ. « La CFDT ne faisait rien pour les gens de la base », affirme une aide à domicile proche de la CGT. La CFDT s’est d’ailleurs rangée du côté de la direction dans cette affaire. « Nous travaillons avec tous les syndicats », répond Jean Barthe. Le président de la Fedosad de rappeler, pour justifier sa « dure décision », qu’« on ne peut pas faire du bien aux malades si les gens ne travaillent pas dans de bonnes conditions ». Pas sûr que depuis quelques semaines, ces dernières soient idéales.

Vincent Gautronneau

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MessageSujet: Re: Dijon : du rififi à la Fedosad (Le Bien Public) + DIJON : Bras de fer à la FEDOSAD, la première manche remportée par la CGT contre la direction (Infos-Dijon)   Mar 18 Fév - 10:29

lundi 17 février

DIJON : Bras de fer à la FEDOSAD, la première manche remportée par la CGT contre la direction

La direction a lancé deux mesures de licenciement contre deux représentantes de la CGT. L’une a été licenciée, l’autre pourra rester. Et l’affaire n’est pas terminée…

Le 12 décembre dernier (lire notre article), infos-dijon.com racontait comment des procédures de licenciement avaient été lancées par la direction de la FEDOSAD (Fédération dijonnaise des œuvres de soutien à domicile) contre deux de ses cadres, encartées à la CGT. Une section avait été créée quelques mois auparavant, en juillet 2012. Sur les deux salariées, l’une est inscrite, l’autre est déléguée. La première a été licenciée définitivement dans la semaine du 6 décembre. Comme il n’est pas possible de licencier une déléguée syndicale sans le justifier auprès de l’inspection du travail, l’affaire a terminé sur le bureau de la directrice de l’inspection du travail.
La direction évoquait notamment des « fautes graves » et du « harcèlement » sur les employés de la FEDOSAD. Des accusations très graves, censées être appuyées par des faits.

L’inspection du travail récuse les accusations de la direction

Une enquête a donc été entamée dans la foulée par l’inspection du travail, concernant le cas de la déléguée CGT.
La décision est tombée le 27 janvier. L’inspection du travail récuse l’ensemble des griefs reprochés à la déléguée syndicale. Dans le rapport rendu, qu’infos-dijon.com, elle fait notamment valser les reproches de « harcèlement », en expliquant qu’ils ne « reposent sur aucun fait précis, circonstancié et daté ».

Après deux mois de mise à pied, sans salaire, cette dernière a pu finalement reprendre son travail. Mais l’affaire ne va pas en rester là puisque la CGT va pouvoir désormais s’appuyer sur cette décision pour une nouvelle étape dans ce bras de fer, réintégrer la cadre CGT licenciée en décembre. « Elle a été licenciée pour les mêmes motifs que ceux qui m’étaient reprochés. Nous avons maintenant la démonstration que ce licenciement était abusif. Nous allons donc maintenant aller aux prud’hommes pour entamer une procédure de nullité ».
Du côté de la direction, on laisse entendre que l’inspection a rejeté le dossier sur la forme, et non pas sur le fond.

Pendant ce temps, la déléguée CGT a « fêté » son retour avec un pot de « réintégration », mercredi dernier.
L’affaire, outre tenter de réintégrer la cadre licenciée, pourrait même aller plus loin puisque la CGT prévient : « nous envisageons de saisis les prud’hommes pour discrimination syndicale ».

La direction n’en a donc pas fini avec la section  CGT de la FEDOSAD…

Bruno Lédion, pour Infos-Dijon

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