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 La lutte des TRW (Divers)

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MessageSujet: La lutte des TRW (Divers)   Mar 14 Jan - 10:30

Une petite faille juridique a été exploitée ce lundi au tribunal correctionnel de Dijon par l’avocat des employés de TRW. Cependant, cela ne remettra pas en cause la fermeture du site.


Lorsque plus rien ne va. Lorsque tout s’effondre. Lorsque frappe la crise, alors la moindre étincelle, le moindre faux-pas devient prétexte à un combat qui apparaît aujourd’hui aux yeux des non-initiés autant pathétique que perdu d’avance.

Les employés de l’entreprise TRW de Longvic en sont les premières victimes, avec la disparition programmée à court ou moyen terme de leur gagne-pain. La fermeture est imminente. Inexorable en tout cas. La multinationale américaine ne s’attardera pas sur le cas de ces 150 employés bourguignons. Elle va les broyer dans un système commercial et mondial qui ne leur laissera aucune chance. Par le jeu d’une procédure assez rare de citation directe, ce sont eux qui ont conduit leur ancien patron à la barre du tribunal. 46 ans, en maladie depuis son agression sur le parking de l’entreprise, il était auparavant apprécié. Jusqu’à cette annonce catastrophique où il devient l’ennemi. Ils trouvent alors une petite faille juridique. Une irrégularité procédurale dans la convocation du CHSCT (Comité d’hygiène et de sécurité). Piètre consolation. Combat illusoire sans doute. Avant la fin.

Le petit bout de la lorgnette

C’est dans cet état d’esprit belliqueux, soutenu par des ouvriers présents derrière lui que Me Blindauer, du barreau de Metz, fut très virulent dans ses propos à l’égard du directeur, au point de s’en étouffer et devenir parfois inaudible. Trop sans doute par rapport aux stricts faits qui ne le nécessitaient pas. La présidente Cellier fut à la limite parfois de l’intervention. Me Melcher-Vinckevleugel, du barreau des Hauts-de-Seine, a admis que ce dossier de fermeture d’une entreprise est extrêmement sensible. Toutefois, elle nuança fortement les faits reprochés : « C’est un mauvais procès, exacerbé sur un détail. Et vu de surcroît par le petit bout de la lorgnette. Ne nous leurrons pas, le but est de déstabiliser la direction. »

Le tribunal s’est accordé un délai d’un mois pour pouvoir délibérer sereinement sur ce dossier, sans doute peu compliqué sur le plan juridique, mais fort brûlant dans l’actualité sociale actuelle. Verdict le lundi 10 février 2014.

Le Bien Public

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MessageSujet: Mory-Ducros à Longvic : le site serait maintenu (Le Bien Public) + Divers   Ven 24 Jan - 20:51

le 23/01/2014


Mory-Ducros à Longvic : le site serait maintenu dans l'offre de reprise d'Arcole Industries

Le comité d’entreprise du transporteur en difficulté Mory Ducros est réuni, ce jeudi, pour examiner l’offre améliorée d’Arcole Industries, annoncée quelques heures auparavant à l’issue d’une négociation au ministère du Redressement productif.
Selon nos informations, l'offre de reprise d'Arcole prévoit de reprendre le site de Longvic, le seul du département, et 53 sur 59 salariés.
Arcole Industries, principal actionnaire de Mory-Ducros, a amélioré, ce mercredi, son offre de reprise du transporteur placé en redressement judiciaire le 26 novembre dernier. C’est ce jeudi, lors d'un comité d'entreprise, qu’il doit détailler ses propositions. Après une négociation au ministère du Redressement productif, Arcole proposerait de garder 2 150 salariés, contre 1 900 dans une offre initiale. Il s'engage également à verser 7 000 € d'indemnités supra légales à chaque salarié licencié.
Ces mesures ne concernent pas les 2.000 salariés de sous-traitants dont l’emploi est également menacé par la restructuration annoncée de Mory Ducros.

Le tribunal de commerce de Cergy-Pontoise doit se prononcer le 31 janvier sur les offres de reprise. Les deux autres offres, très partielles, ne devaient pas être présentées au CE, selon la CFDT.

le 24/01/2014

Mory-Ducros : le site de Longvic serait maintenu

Le comité d’entreprise du transporteur en difficulté Mory Ducros s’est réuni, ce jeudi, pour examiner l’offre améliorée d’Arcole Industries, annoncée quelques heures auparavant à l’issue d’une négociation au ministère du Redressement productif.

Selon nos informations, l’offre de reprise d’Arcole prévoit de reprendre le site de Longvic, le seul du département, et 53 sur 59 salariés.

Arcole Industries, principal actionnaire de Mory-Ducros, a amélioré, ce mercredi, son offre de reprise du transporteur placé en redressement judiciaire le 26 novembre dernier. C’est ce jeudi, lors d’un comité d’entreprise, qu’il doit détailler ses propositions. Après une négociation au ministère du Redressement productif, Arcole proposerait de garder 2 150 salariés, contre 1 900 dans une offre initiale. Il s’engage également à verser 7 000 € d’indemnités supra légales à chaque salarié licencié.

Ces mesures ne concernent pas les 2 000 salariés de sous-traitants dont l’emploi est également menacé par la restructuration annoncée de Mory Ducros.

Mory Ducros : Jean-Philippe Morel « heureux » du maintien du site de Longvic

Après l'annonce du maintien de 53 emplois sur le site Mory Ducros de Longvic, le candidat aux municipales à Longvic s'est réjoui de cette annonce et a affirmé qu'il serait « continuellement mobilisé sur le sujet de l'emploi ». Il en a également profité pour proposer l'ouverture au centre-ville de Longvic d’une " maison de la zone industrielle " s'il est élu. Voici son communiqué :

« Je me réjouis de l’annonce de l’offre de reprise d’Arcole Industries du groupe Mory Ducros et particulièrement de la bonne nouvelle concernant le maintien du site de Longvic et la préservation de 53 emplois sur 59. Je serai avec mon équipe continuellement mobilisé sur le sujet de l’emploi et de l’ouverture de la commune de Longvic sur le monde économique. A cet égard nous proposons l’ouverture au centre-ville de Longvic d’une "maison de la zone industrielle". Cette maison serait un lieu d’échange et une vitrine des entreprises de la zone pour faire connaitre leur savoir-faire, leur métier, les emplois les apprentissages et les stages qu’elle propose. ll est urgent d’ouvrir la zone industrielle sur la commune de Longvic pour favoriser l’emploi et l’insertion professionnelle. »

Longvic : José Almeida, satisfait pour Mory Ducros

Dans un communiqué de presse, José Almeida, candidat à la mairie de Longvic, a tenu à réagir sur l'annonce d'une offre de reprise pour le groupe Mory Ducros : « Suite à l'annonce de l'offre d'Arcole pour une reprise du groupe Mory Ducros, je dois exprimer ma satisfaction concernant le site de Longvic qui ne fera pas l'objet d'une fermeture. Mais je tiens à exprimer également ma solidarité à l'égard de l'ensemble des salariés du groupe en France. Cette nouvelle encourageante sur le front de l'emploi à Longvic me permet de réaffirmer toute ma détermination à travailler au développement économique et au maintien de l'emploi à Longvic et dans l'intérêt des Longviciens. »



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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Ven 24 Jan - 21:09

Consensus donc. À Longvic, Le candidat de droite aux municipales et celui du PS se réjouissent, avec des oeillères locales de ce qui, globalement est un désastre.

J'ai reçu de source syndicale, une " Liste site par site des effectifs " qui montre la réalité, site par site.
J'ai rajouté dessus (en couleur) divers totaux. Cette vision globale montre bien le désastre.


40 agences fermées (en rose) sur un total de 86.
Une seule agence (Artenay), garde la totalité de son personnel.
D'après mes calculs effectués à partir de la liste fournie, c'est une perte sèche de 2919 emplois.

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Lun 27 Jan - 8:12


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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Jeu 30 Jan - 12:13

30/01/2014

Mory-Ducros Longvic : soulagés, mais inquiets

Si le site Mory-Ducros de Longvic devrait être conservé par le repreneur, la transition ne se fait pas sans quelques remous.


Seulement quelques camions circulent, ce mercredi. On est loin du va-et-vient de poids lourds qui défilent habituellement chez Mory-Ducros, à Longvic. L’activité est plus que ralentie, confient de nombreux sous-traitant du groupe qui devrait être repris prochainement par Arcole Industries (lire ci-contre). Eux parlent. Les salariés, pratiquement pas. Un cadre confie simplement que désormais, à Longvic, la sérénité prime. Le site va être sauvé. « Ici, l’ambiance est plutôt bonne car notre site va perdurer. Il pourrait même croître dans les années à venir », avec la fermeture d’autres sites, comme celui de Besançon.

Le site de Dijon bloqué une nuit

À Dijon, neuf personnes devraient tout de même se retrouver au chômage. « Malgré la casse sociale, on s’en sort bien », reconnaît ce cadre. Dans les bureaux, reste une peur. Les conditions suspensives liées aux mouvements sociaux (lire ci-contre) « qui pourraient faire que tout tombe à l’eau. » Cela n’a pas l’air d’être l’avis de tous les salariés du site.

Si ces derniers se montrent discrets sur consigne de la direction, ils ont, selon nos informations, bloqué le site de Dijon Longvic dans la nuit de mardi à mercredi. « Ils ont fait ça par solidarité, mais aussi parce qu’il va y avoir neuf licenciements et que personne ne sait qui va partir », explique un sous-traitant. Comme pratiquement tous, pour parler, il a demandé à s’écarter du site. « Car la direction ne veut pas qu’on donne d’informations aux journalistes. » Avec la pression imposée par Arcole industries, il n’est pas certain que le mouvement se poursuive, mais il témoigne d’une ambiance pesante, malgré le sauvetage du site.

Du côté des sous-traitants en revanche, le dénouement est attendu avec impatience. Car le sauvetage du site de Dijon, c’est une bonne nouvelle pour eux. « On a eu peur pendant un temps, mais normalement, ça devrait aller pour nous », explique un chauffeur d’une entreprise de Côte-d’Or. « Pour l’instant il y a peu de boulot à cause des blocages, mais si le site de Dijon est sauvé, il ne devrait pas y avoir trop de conséquences sur nous », confie un autre. Surtout que les clients n’ont pas tourné le dos au site longvicien. « On a gardé la confiance des clients même quand ça n’allait pas », note un salarié. « Ça prouve que notre site est solide, et ça permet de voir l’avenir de meilleure manière. » À condition que les salariés de Mory-Ducros se tiennent tranquilles, ce qui nétait pas le cas ce mercredi soir. En effet, 17 des 20 salariés de nuit ont bloqué le site de Longvic pour défendre leur emploi et ceux des autres salariés du groupe.

Vincent Gautronneau, Le Bien Public

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Jeu 30 Jan - 16:27

12-13 Journal national France 3 du 30.01.2014 Mory-Ducros

J'ai téléchargé le journal de france 3, sélectionné la partie concernant Mory-Ducros et je l'ai hébergée sur Dailymotion


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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Ven 31 Jan - 6:54

Une nuit avec le piquet de grève à Longvic

Si le site Mory Ducros de Longvic, 59 salariés, va être sauvé par Arcole Industries, les salariés ont fait grève durant deux nuits… pour les huit licenciés de Côte-d’Or, et par solidarité avec leurs collègues de toute la France.


Dans l’entrepôt, qui a habituellement des allures de ruche, seulement trois personnes s’échinent à préparer des palettes, mercredi soir. Deux chefs et un autre homme… Les 17 autres salariés de l’équipe de nuit de Mory Ducros, à Longvic, sont devant les grilles. Un camion arrive. « Je te laisse rentrer, mais tu promets que tu repars à vide », lance un salarié au chauffeur, qui n’a pas été dérouté par sa direction. « Pas de souci les gars, je respecte votre combat. » Il passe le portail, orné de deux drapeaux de la CGT, qui flottent dans la nuit noire. Il repartira d’ailleurs quelques minutes plus tard. Avec sa remorque. Ce sera le seul camion de la nuit. Les autres avaient été prévenus et dirigés vers Lons-le-Saunier, chez un prestataire extérieur.

Huit emplois menacés sur le site de Longvic

Car pour la deuxième fois consécutive, les salariés de Mory Ducros Longvic ont bloqué leur site, dans la nuit de mercredi à jeudi. La nuit dernière, ils ont suivi la consigne syndicale et n’ont pas bloqué leur entreprise, mais ont choisi de travailler au ralenti. Peu importent les menaces d’Arcole Industries, qui a suspendu son plan de reprise à l’arrêt des mouvements sociaux. « Ils nous menacent depuis la mise en redressement de toute manière », lance un homme, gilet “CGT Transport Ducros Express” sur les épaules. Ils ne donnent pas leurs prénoms. « Parce qu’il y a des menaces, parce qu’on ne sait pas encore qui va sauter », mais aussi parce qu’ils entendent « parler d’une seule voix. Ici, on est tous d’accord ».

Dans cette équipe de nuit, il devrait y avoir quatre licenciements. Et huit en tout sur le site dijonnais, qui va survivre à l’énorme casse sociale à venir chez Mory Ducros. Mais les Longviciens sont dehors, devant les grilles. « Pour les huit d’ici, mais pas seulement », lance un chauffeur. « Si on fait ça, c’est aussi pour ne pas casser le mouvement des mecs qui vont rester sur le carreau à Lyon, à Gonesse, à Rennes, à Besançon. Partout. » Le site de Longvic, lui, où travaillent 59 personnes, va être sauvé. « Tout le monde à l’air de s’en réjouir, mais personne ne pense aux huit qui vont être virés. »

Ils font partie des 2 500 personnes qui vont en effet se retrouver à la porte ce vendredi, si la reprise est validée par le tribunal de commerce. « C’est marrant, mais quand l’État, et les médias qui relaient, parlent de Mory Ducros, ils évoquent toujours les emplois sauvés, jamais la casse. En vrai, ce n’est pas 2 000 emplois sauvés, c’est 3 000 virés ! »

7 000 euros pour 30 ans d’ancienneté

Et ces « 3 000 virés » ont, en plus, la désagréable sensation qu’Arcole Industrie se « fout de (notre) gue… le patron, c’est un voyou », lance cet employé, cigarette au bec et thermos de thé à la main. Des mots violents qui caractérisent bien le ressentiment des salariés pour leur futur, et actuel, patron. Car Arcole Industries est déjà l’actionnaire majoritaire de Mory Ducros. « Ce plan social, c’est juste un moyen pour eux de virer du monde à moindre coût, en étant, en plus, subventionnés par l’État. Et il ne faut pas oublier qu’Arcole appartient au groupe Caravelle qui a fait 400 millions d’euros de chiffre d’affaires. »

Face à ce constat, ce ne sont pas les 7 000 euros promis aux licenciés (le montant est passé à 9 000 après des négociations durant la nuit de mercredi à jeudi, ndlr) qui vont calmer leur ardeur. « J’ai plus de 30 ans de maison, et ils me donnent à peine quatre mois de salaires pour me virer. Faut pas déconner », lance un ouvrier de quai, un gaillard qui en a vu d’autres. « S’ils montent à 15 000 euros, je pense qu’on pourra accepter de partir dignement. » Pour cela, ils attendent un nouveau geste de l’État. Sans grande illusion sur l’impact que peuvent avoir les politiques. « Le meilleur, c’est Almeida (José Almeida, le premier adjoint de la mairie de Longvic, ndlr) qui se réjouit de la sauvegarde du site alors qu’il n’est jamais venu nous voir. Je suis sûr qu’il ne connaît même pas la rue de nos entrepôts (rires). »

Surtout que, pour ceux qui restent, l’avenir ne s’annonce pas rose non plus, selon les salariés de nuit. Même si le site va survivre, ils sont sceptiques quant à son avenir. « Ils disent qu’on va gagner des missions en plus grâce à la fermeture d’autres sites, et pourtant, ils réduisent nos effectifs », analyse un ancien, déjà touché par un plan social chez DHL il y a quelques années. « Ça n’a aucun sens. » Ils redoutent tous que leur direction fasse appel à des sous-traitants, mais aussi à- des « intérimaires qui feront des contrats de trois heures par jour. C’est leur façon de faire. »

Alors l’équipe de nuit veut continuer à lutter. Hier pourtant, la CGT a signé un accord et appelé à la levée des blocages (lire ci-dessus). Mais dans toute cette histoire, les syndicats ont souvent été dépassés. Alors qu’hier, les salariés n’ont pas bloqué le site de Longvic, ils restent mobilisés : « On n’a rien à perdre de toute manière. On se bat pour nous, pour nos collègues. C’est une juste cause, et au fond, on n’évite pas le danger. Si on doit mourir, c’est notre destin, mais on se sera battu. »

le 31/01/2014, Le Bien Public

Voir aussi : http://l-humain-d-abord.forumactif.org/t1496-le-combat-des-mory-ducros-divers

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Mer 26 Fév - 16:33


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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Dim 2 Mar - 9:11

le 01/03/2014

la CGT dénonce l’attitude du CE

La CGT n’abandonne pas. Alors qu’un accord a été trouvé, vendredi 28 février avec le repreneur du transporteur Mory Ducros, le groupe Arcole, en comité d’entreprise, le syndicat dénonce l’attitude des membres du comité d’entreprise.


Malgré le versement des indemnités légales et supra légales (les 30 millions) de licenciement, « la décision n’en reste pas moins inacceptable d’autant plus, que les critères de licenciement en général et la note de qualité professionnelle en particulier sont encore plus dégradés pour ne pas dire discriminatoire que dans le PSE », décrit la CGT dans un communiqué. Et de poursuivre : « La CGT ne cache pas sa surprise et son indignation de voir la majorité des membres du CE se féliciter d’avoir “sauvé” 2 210 emplois. » En effet, le 5 mars, 3 000 salariés seront licenciés. « Quoi qu’il en soit la plupart des délégués CGT seront licenciés avec leurs collègues et c’est avec fierté qu’ils quitteront cette entreprise et sa direction car ils auront œuvré jusqu’au bout dans le seul intérêt des salariés, de tous les salariés, les ex Mory comme les ex Ducros, ceux qui partiront comme ceux qui resteront ».

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Mer 5 Mar - 6:52

mercredi 5 mars 2014

Les TRW veulent être entendus

Une délégation de TRW a été reçue hier à l’UIMM. Les salariés, de leur côté, prévoient de nouvelles actions dans les semaines à venir.


TRW n’est pas mort. Près d’un an après l’annonce de la fermeture du site de Longvic qui emploie plus de 140 personnes, une délégation de salariés était présente, hier, devant le siège de l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie (UIMM) à Dijon. Délégation qui a été reçue par l’UIMM, mais n’a pas pu rencontrer les représentants de l’État (la Directe, ndlr), pourtant présents dans les locaux.

Devant l’une des responsables de l’UIMM, les salariés ont fait part de leur colère de voir TRW se soustraire à ses obligations légales. « TRW a profité de subventions de l’État pour s’installer en France, mais aujourd’hui, notre entreprise refuse de payer », déplore ainsi Christophe Depierre, responsable de l’intersyndicale. Du côté de l’UIMM, on a écouté. Sans pouvoir faire grand-chose et en parlant, comme d’un espoir, de « ces petites entreprises qui cherchent des usineurs en Côte-d’Or »… Pas suffisant pour donner de l’espoir aux salariés de TRW.

Car le site, qui devait fermer en septembre 2013 fermera bel et bien. Récemment, les représentants du personnel ont encore rencontré la direction de leur groupe. Qui a répété le même discours, « la fermeture du site de Longvic est irrévocable ». Pourtant, l’entreprise américaine ne lance toujours pas « les démarches nécessaires à la mise en place de discussions dans le cadre du plan de sauvegarde de l’emploi. On attend toujours des contre-propositions de TRW. »

Afin de continuer à mettre la pression sur leur direction, les salariés de TRW continuent donc leur combat. Le 20 février prochain, ils prendront de nouveau la route de la Pologne où « 900 salariés seront payés avec les salaires des 146 de Dijon… » Le but n’est pas de les culpabiliser, juste de « leur montrer ce qui les attend dans quelques années ». Et de faire réfléchir la direction qui « redoute que le conflit sorte de Dijon ».

Vincent Gautronneau pour le Bien Public

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Mar 11 Mar - 12:15

Mardi 11 mars 2014

Longvic : relaxe dans l’affaire TRW

Dans nos éditions des 14 janvier et 11 février derniers, nous évoquions une affaire sensible soulevée par le comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT) de l’entreprise TRW de Longvic ; laquelle connaît actuellement de grosses difficultés et dont l’avenir demeure très incertain.


Une petite faille juridique semblait à l’époque avoir été décelée lors de la convocation dudit comité et le directeur avait alors été cité devant le tribunal correctionnel de Dijon. Les débats avaient été assez houleux entre les avocats des parties en présence, et le jugement avait été mis en délibéré par la présidente. Le verdict est tombé ce lundi : sur l’action publique, le directeur a été totalement relaxé et les parties déboutées sur l’action civile. En l’absence de leur conseil, on ignore si un appel sera interjeté par celles-ci dans les dix jours.

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Mar 18 Mar - 10:32

Mardi 18 mars 2014

TRW : un an de conflit, mais ils sont toujours en vie

Mercredi, les salariés de TRW, à Longvic, célébreront un funeste anniversaire : l’annonce de la fermeture de leur usine, il y a tout juste un an. L’occasion de passer en revue le moral des troupes.


Pour pénétrer chez TRW, il faut montrer patte blanche. Non pas qu’un secret industriel révolutionnaire y soit conservé à l’abri des curieux. Mais depuis quelques mois, la direction est un peu tendue. Entre les craintes d’une ‘‘révolte’’ des salariés et la ‘‘séquestration’’ dont aurait fait objet l’ancien responsable du site, les dirigeants de la firme américaine n’ont pas fait dans la dentelle.

Vingt-quatre heures sur vingt-quatre, une équipe de vigiles est dépêchée sur place et filtre toutes les entrées… des salariés. Pour les visiteurs, la surveillance se fait plus discrète. Même si la présence des trois ‘‘Men in black’’ sur le parking n’incite pas franchement à la rigolade.

Qu’importe. Car une fois la porte franchie, c’est avec un large sourire que Sébastien Dureuil – délégué CGT – vous accueille dans les locaux du fabricant de pièces automobiles. Là aussi assez étonnant de la part d’un homme qui peut se retrouver au chômage du jour au lendemain. « Les vigiles ? Ça nous a choqués au début, ça a créé quelques petites tensions… Mais on s’y fait vite », lâche-t-il, un brin fataliste. « Vous savez, le nouveau directeur, qui ne risque pourtant rien du tout, a même un garde du corps personnel. Alors plus rien ne nous surprend. »

« Une épée de Damoclès sur la tête »

À l’étage, un petit local qui sert de refuge au comité d’entreprise. Depuis un an et l’annonce de la fermeture du site, qui doit laisser 148 salariés sur le carreau, cette pièce est un peu devenue le bureau ovale de la résistance des TRW. C’est là que nous rejoignent Josiane, Dominique, Jérôme et Jean-Charles. Tous les quatre salariés ici depuis une vingtaine d’années, ils devaient avoir quitté les lieux en septembre 2013, date initialement fixée pour la clôture de l’usine.

Mais six mois plus tard, le conflit s’est enlisé et ils sont toujours là. Fidèles au poste et loin d’être résignés – pour la plupart –, là où beaucoup auraient jeté l’éponge depuis longtemps. « On ne vous cache pas qu’il y a eu des périodes plus difficiles. Depuis un an, c’est un peu le yo-yo dans nos têtes. Mais en ce qui me concerne, je ne suis pas abattu. Je dirais même que plus ça avance, plus les nerfs me font tenir et me donnent envie de lutter », lance Dominique.

« S’il faut fabriquer du PQ… »

« Vivre avec une épée de Damoclès sur la tête, c’est pas facile tous les jours », avoue son compère Jean-Charles, lui aussi technicien de maintenance. « Certains ont craqué, deux ou trois sont même tombés en dépression. Chacun vit la situation différemment, avec des cas personnels plus difficiles que d’autres. Mais moi, je ne me fais pas de souci pour l’avenir. Si demain un repreneur arrive et nous demande de fabriquer du PQ, je fabriquerai du PQ. S’il le faut, je suis même prêt à traverser la France pour retrouver un emploi. Après, je dis ça car j’ai la quarantaine. Pour ceux qui sont plus proches de la retraite, ça s’annonce plus compliqué. » En face, Josiane acquiesce. À 56 ans, elle sait qu’en cas de licenciement, Pôle emploi n’aura certainement pas grand-chose à lui proposer lorsqu’elle y pointera pour la première fois. « Si je veux toucher ma retraite à taux plein, je dois travailler jusqu’à 67 ans. Mais à mon âge vous savez, je n’ai quasiment aucune chance de retrouver du travail. Passé 50 ans, plus aucun employeur ne parie sur vous. » Une problématique à laquelle devront faire face près de 15 % des salariés de TRW Longvic.

« Tout le monde tire dans le même sens »

Mais malgré leurs angoisses, malgré une lutte dans laquelle ils se sentent souvent impuissants, tous retiendront une chose de cette année de conflit : « Cette fermeture a recréé un vrai élan de solidarité au sein de l’entreprise. On a redécouvert certaines personnes aussi. Il y en a toujours qui sont plus virulents que d’autres. Mais globalement, tout le monde tire dans le même sens », analyse pour sa part Jérôme, technicien d’outillage.

« On ne va pas aller jusqu’à dire qu’on vient travailler avec joie. Mais nous essayons de continuer de faire comme avant », conclut Jean-Charles. « La direction fait tout pour durcir le conflit depuis des mois, à travers des provocations en tout genre. Mais jusqu’à présent, elle n’est pas parvenue à nous déstabiliser. Nous sommes restés soudés et surtout dignes. Ça, c’est l’une de mes plus grandes fiertés. »

Bertrand Lhote pour le Bien Public

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Mer 19 Mar - 8:14

Mercredi 19 mars

les TRW ont " fêté " leur première année de conflit

Comme prévu, les salariés de TRW à Longvic ont célébré ce mardi, à leur manière, la première année du conflit qui les oppose à leur direction, qui souhaite fermer l’usine côte-d’orienne de pièces automobiles.


Pour marquer les esprits, les salariés ont partagé ce mardi midi un immense gâteau aux couleurs du drapeau américain. Un symbole et surtout un clin d’œil à la direction du groupe TRW, basée aux Etats-Unis et qui souhaite fermer l’usine de Longvic, notamment pour réduire ses coûts de production et recentrer ses activités en Pologne. La Pologne justement, c’est là que partiront une soixantaine de salariés longviciens dès ce mercredi pour une grande manifestation prévue jeudi à Bielsko, devant le siège de TRW. Une manifestation qu’ils effectueront avec le renfort de nombreux salariés de TRW venus d’Allemagne.

Le Bien Public

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Ven 16 Mai - 18:15


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MessageSujet: Longvic. Pour TRW, les salariés licenciés coûtent encore trop cher ! (CGT) + Les TRW pointent une discrimination syndicale (Bien Public) + Divers   Jeu 26 Juin - 7:34


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Dernière édition par Admin le Lun 30 Juin - 7:07, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Jeu 26 Juin - 7:53

Dijon : Les salariés de TRW manifestent jeudi 26 juin

Après plus de quinze mois de lutte, les salariés de TRW Dijon seront à nouveau dans la rue, jeudi 26 juin 2014. Selon la CGT, le gérant de l’entreprise a décidé de “ ne pas appliquer l’accord pour les salariés ayant un mandat syndical dans les instances représentatives du personnel ”.

“ TRW a décidé de faire payer la lutte aux élus du personnel et syndiqués ”, s’indigne la CGT. La direction aurait même fait appel à l’inspection du travail de Côte-d’Or pour obtenir gain de cause. “ Dans le cadre du pacte de responsabilité décidé par le gouvernement, TRW pourra continuer à percevoir des aides publiques : crédit impôt recherche, exonérations de cotisations, réduction de l’impôt sur les sociétés ”, poursuit la CGT.

C’est pour cette raison qu’elle appelle la population à se mobiliser le 26 juin à 12h, place du Bareuzay. “ Pour se faire entendre et signifier au Medef et au gouvernement que les voyous ne sont pas du côté des salariés ni des syndicats ”.

Jérémie Lorand, pour Le Miroir

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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Ven 27 Juin - 9:25


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MessageSujet: Re: La lutte des TRW (Divers)   Lun 30 Juin - 7:05

Jeudi 26 juin 2014

La CGT interpelle François Rebsamen

Intermittents, TRW, etc. Ils et elles manifestent ce jeudi à Dijon contre l’austérité en général et François Rebsamen, Dijonnais et ministre du Travail…


« Rebsamenti ». Ce jeudi, une énorme banderole orne le haut de la tour Philippe le Bon. Quelques intermittents ont été « tolérés » par la ville pour déployer leur message, immanquable ce midi. Ils devront ensuite l’enlever rapidement. Difficile, dans la ville de François Rebsamen qui se veut aussi championne dans le domaine de la culture d’interdire aux intermittents ce genre de petits « coup de com’ » en plein centre-ville.
Certes, l’opération est spectaculaire mais ils n’étaient pas seuls. D’autres manifestants de la CGT les ont rejoints, dans le cadre d’une journée de lutte contre la fameuse « austérité », inspirée par Bruxelles. Dans leur rang, on trouvait aussi des TRW, qui viennent d’encaisser la fermeture du site de Longvic. Certains d’entre eux ont l’impression de payer cher leur lutte et leur engagement syndical.


« Une affaire personnelle »

« John Plant (grand patron mondial de TRW, ndlr) est vexé d avoir dû donner autant sans avoir visibilité sur la date et le coût final. Il en fait donc une affaire personnelle, et quitte à perdre quelques millions il est décidé à tout faire pour que ceux qui restent ne touchent pas ce qui était prévu. Ou au pire le plus tard possible », explique Christophe Depierre, délégué CGT de l’entreprise. En clair, les « boss » de TRW veulent bien régler la facture des licenciements pour les employés lambda, mais pas pour les délégués et syndicalistes.
« Ils n’ont pas l’air au courant des spécificités du droit du travail français », note Christophe Depierre.
Le sujet sera prochainement tranché par l’inspection du travail de Côte-d’Or.
TRW aura dès lors, la possibilité de faire un recours si l’entreprise n’est pas satisfaite de la décision prise.
Selon nos informations, François Rebsamen a été très directement alerté de la situation.


Infos-Dijon

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MessageSujet: Les TRW inscrivent le mot " fin " (Bien Public)   Lun 1 Sep - 6:58


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MessageSujet: Près de Dijon, les «TRW» licenciés de l'automobile font le bilan d'un an de lutte (Médiapart)   Ven 26 Sep - 12:54

Jeudi 25 septembre 2014

L'équipementier automobile américain TRW vient d'être racheté. Près de Dijon, 148 employés licenciés cherchent aujourd'hui un emploi. C'est pour eux la fin de quatorze mois de combat avec leur employeur qui les ont conduits à deux reprises en Pologne pour comprendre les raisons de la délocalisation dont ils ont été victimes.

Longvic (Côte-d'Or), de notre envoyé spécial.   Ils n'étaient qu'une miette dans un océan de transactions boursières. L'annonce du rachat de l'équipementier automobile américain TRW par son homologue allemand ZF Friedrichshafen AG pour la somme de 13,5 milliards de dollars (10,4 milliards d'euros), le 15 septembre 2014, démontre à quel point la stratégie d'un grand groupe peut être antagoniste à celle de ses employés. Le site de TRW Longvic (Côte-d'Or) était voué à la fermeture, ses 148 employés destinés à un plan social. Après quatorze mois de bras de fer avec leur direction, les anciens membres du conseil d'entreprise se sont réunis, début septembre, pour un dernier repas.

« C'est là que nos patrons dormaient lorsqu'ils venaient pour nous virer. » Au rez-de-chaussée de l'hôtel trois étoiles Wilson de Dijon, le dîner que se sont offert « les TRW » a presque un goût de revanche. Un an et demi après l'annonce de la fermeture du site de Longvic, en mars 2013, les anciens membres du conseil d'entreprise savourent une victoire en demi-teinte. « On a perdu puisque l'usine a fermé », résume Laurent Guigue, arrivé dans le site en 1996. Malgré tout, onze anciens célèbrent ce soir la fin de « la lutte » et l'issue du plan social qu'ils ont arraché à leur employeur après la délocalisation de leur usine en Pologne.

Repas à l'hôtel Wilson © Yannick Sanchez

Alors que le cégétiste Christophe Depierre lit à haute voix la lettre de soutien (lire ci-dessous) que lui ont envoyée ses camarades polonais, les membres de la délégation unique du personnel (DUP) pensent à l'avenir.

Lettre du syndicat août 1980 © ASC TRW

Deux mois après le licenciement effectif des 148 employés (excepté la quinzaine de cadres qui achèvent le démantèlement de l'entreprise jusque fin octobre), ils sont tout juste dix à avoir retrouvé du boulot, soit environ 7 % de l'effectif. Avec 55 000 euros d'indemnités en poche et un congé de reclassement d'un an payé à 80 % du salaire d'origine pour chaque employé, la recherche de travail peut se faire plus sereinement.

Les TRW sont désormais entre les mains d'un cabinet de reclassement qu'ils ont dû choisir alors qu'ils n'étaient pas encore licenciés. Sébastien Dureuil, ancien du conseil d'entreprise, raconte le défilé des fournisseurs : « On travaillait toujours et on recevait des tas de coups de fil de cellules de reclassement, des vrais charognards. On en a reçu quatre ou cinq, puis ça a été vite fait, on a choisi le côté humain plutôt que les paillettes. Il y avait des grosses locomotives style Altedia. Je me souviens du commercial qui est arrivé en costard cravate, un bagou énorme, accompagné de trois jolies filles. Ça pète le luxe mais ça ne nous correspond pas. Ce qu'il nous faut, ce sont des gens qui se bougent pour nous retrouver un boulot

Une fois le cabinet de reclassement choisi, trois possibilités s'offrent aux anciens de TRW : l'adaptation, la reconversion ou la création d'entreprise. Dans le premier cas, ils reçoivent 5 000 euros et ont la possibilité de suivre des formations pour se remettre à jour dans leur domaine. S'il s'agit d'une reconversion, les anciens reçoivent 7 500 euros qui doivent être réinvestis dans une nouvelle formation ou pour reprendre des études. Dans le cas d'une création d'entreprise, le nouvel entrepreneur reçoit une aide au démarrage de 10 000 euros. Chaque cas est soumis au contrôle et au conseil du cabinet de reclassement qui examine la pertinence du projet professionnel.

Ainsi débutent les ateliers de groupe. « Tu te présentes pendant deux minutes et on fait un tour de table, explique Franck Pawelec. On t'aide à bien écrire un CV et à aller à l'essentiel. Il y a des jobs dating (entretiens d'embauche) pour se mettre dans la gymnastique des nouvelles techniques d'entretien. Je suis content d'en bénéficier, même si tu te rends vite compte qu'ils utilisent toujours la même présentation, que ça s'adresse à des métallos, des couturières ou des fabricants de fromages. »

Frank Pawelec aura 46 ans en octobre, il sait que son combat commence maintenant. « Il est loin le bout du tunnel. Psychologiquement, je suis déjà dans la catégorie senior. On sait qu’il doit y avoir entre 700 et 1 000 licenciements par jour et pas autant de créations d’emplois.

Frank Pawelec © ASC TRW

Sans être défaitiste, tu ne peux pas t’empêcher de penser que l'industrie dans la région ne va pas revenir avant longtemps. J’ai un copain qui bossait dans l’outillage. Il a passé un diplôme sur internet en 2008 et il a retrouvé du boulot il y a seulement trois mois. Il a fait plein d'entretiens où il était toujours dans les trois premiers, sans rien trouver. Moi, je ne demande pas monts et merveilles, je suis prêt à accepter une perte de salaire (Frank gagnait 1 750 euros net/mois avec 18 ans d'ancienneté – ndlr), mais je ne veux pas refaire les trois-huit, ça te tue la santé. Si c'est pour avoir une petite prime salariale en risquant de ne pas aller jusqu'à la retraite, ça ne m'intéresse pas. Mais bien sûr, il y a ce que tu peux faire, ce que tu veux faire et ce que tu trouves. »

Entre deux anecdotes sur le cabinet de reclassement, les TRW se remémorent leurs déplacements dans toute l'Europe (Angleterre, Allemagne, Belgique et deux fois en Pologne pour se rendre sur le lieu prévu de la délocalisation). « On était prêt à faire de l’anti-dumping social partout pour faire pression sur TRW », raconte leur avocat, Ralph Blindauer, qui était également de la partie. « Le seul fait de vouloir faire des économies sur la masse salariale, ce n’est pas un motif de licenciement recevable en France. Or l’usine de Longvic n’était juste pas capable de gagner autant d’argent qu'un site en Pologne, c'est ce qu'on a essayé de faire entendre », raconte Me Blindauer.  Pour eux, c'est sûr, l'internationalisation du conflit a permis de gagner plus de crédibilité dans le rapport de force avec la multinationale en forçant certains responsables à s'asseoir à la table des négociations.

Yannick Sanchez

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