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 L’Humain d’abord (Parti de Gauche Tarn) + Drame au Testet : un mort + Exclusif - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade ou un flash-ball (Reporterre) + Barrage de Sivens : des dérapages d'État (Humanité) + Divers

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MessageSujet: L’Humain d’abord (Parti de Gauche Tarn) + Drame au Testet : un mort + Exclusif - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade ou un flash-ball (Reporterre) + Barrage de Sivens : des dérapages d'État (Humanité) + Divers   Lun 27 Oct - 10:13

Lundi 27 octobre 2014

L'humain d'abord

Rémi, 21 ans, est mort. C’est inadmissible ! Rien ne peut le justifier. Le Parti de Gauche s’associe à la douleur qui frappe la famille et les amis de ce jeune militant. Tout indique que cette tragédie s’est produite dans le cadre des affrontements qui ont eu lieu la nuit de samedi à dimanche sur le site de Sivens. La responsabilité des autorités locales et de l’Etat est donc engagée.

Le Parti de Gauche n’accepte pas les explications tronquées de la Préfecture, réclame que toute la lumière soit faite sur ce drame et que tous les éléments de l’enquête soient rendus publics.
Malheureusement, ce dimanche soir, à Gaillac, c’est par des tirs de lacrymogènes sans sommation, sur une foule venue rendre hommage à Rémi et où se côtoyaient opposants du barrage et citoyens de la ville mobilisés par ce drame, parfois accompagnés de leurs enfants, que les autorités ont répondu à l’émotion, à la tristesse et à la colère.

Comme les milliers de manifestants, venus samedi de tout le pays, rien ne nous détournera de l’objectif de cette lutte. Nous refusons toujours qu’une des dernières grandes zones humides du Tarn soit saccagée. Nous refusons le déni de démocratie que constitue le passage en force d’un baron local qui, une fois élu, abandonne ses principes et ses engagements. Il est temps de donner au peuple le pouvoir de révoquer les élus oublieux de l’intérêt général. C’est le cas du président du Conseil général du Tarn, qui a démontré depuis des semaines son incapacité à ouvrir les voies d’un règlement pacifique d’un conflit qu’il a initié.
 

Les informations sur le rapport des experts missionnés par la Ministre de l’écologie confirment les critiques des opposants. Le Parti de Gauche réclame le retrait immédiat de toute présence policière de la zone du Testet et l’arrêt du chantier jusqu’à épuisement des recours.

Parti de Gauche du Tarn

Jean-Luc Mélenchon à Sivens


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MessageSujet: Drame au Testet : un mort (Reporterre)   Lun 27 Oct - 10:31

Dimanche 26 octobre 2014

Drame au Testet : un mort

Plus de cinq mille personnes étaient présentes ce week-end au Testet, dans le Tarn, pour s’opposer à la construction du barrage de Sivens. Alors que le rassemblement était festif et joyeux, une personne est morte dans les affrontements qui ont opposé des opposants radicaux aux forces de police, dans la nuit de samedi à dimanche.


Lisle-sur-Tarn, reportage

Tout avait pourtant bien commencé samedi 25 octobre. Malgré les difficultés, l’organisation était parée à gérer l’arrivée du flux de manifestants sur le site de la zone humide du Testet, où les autorités veulent construire un barrage. L’ambiance est chaleureuse, bon enfant, les familles sont là, beaucoup sont venus pour la première fois. La présence de Jean-Luc Mélenchon et José Bové crée un léger chahut, certains y voyant là une tentative de récupération là où les intéressés déclarent « apporter leur soutien plein et entier dans cette lutte d’importance » déclare à Reporterre M. Mélenchon. Au fil des heures, l’affluence grandit.

- Atelier de clowns -

Tandis que d’un côté on explique l’histoire de la lutte, ou anime des ateliers clowns, de l’autre une marche menée par les moutons et les éleveurs traversent la zone, sorte de commémoration de la zone humide désormais détruite.


Le spectacle est désolant. Sur plus d’un kilomètre, un espace détruit, tandis qu’au bout, à l’emplacement de la digue, le terrassement a commencé.
Arrivé à l’extrémité de la zone, les forces de police sont là. La destruction la veille au soir d’un local technique les a ramenés sur le site, alors qu’au départ elles ne devaient pas être présentes. Une dizaine de camions sont ainsi parqués dans une plateforme entourée d’une douve, à l’écart, et protégés par des barbelés.

À 17 h, samedi, premiers affrontements

Vers 17 heures, la pression monte. Plusieurs dizaines de personnes habillées de noir et parées pour l’affrontement affluent tandis que le public retourne à l’autre extrémité, là où se trouvent les chapiteaux, près de la ferme de la Métairie Neuve. Ils tentent, expliquent quelques-uns, de profiter de l’affluence pour tenter de repousser les forces de police.


Les informations contradictoire circulent, entre un appel à venir soutenir pacifiquement cette action, ou au contraire dénonçant le non respect des décisions collectives de ne pas provoquer la police. Quoi qu’il en soit, il ne faut pas longtemps avant que les renforts de police n’arrivent sur place et ce sont plus de trente camions qui se massent à l’entrée de la D999, zone d’accès au chantier.
On entend bientôt les premières détonations, les lacrymogènes puis les grenades assourdissantes. Tandis que l’affrontement se poursuit à une extrémité de la digue, des clowns-arbres arrivent pour calmer la tension. Les manifestants, bigarrés et joyeux forment une chaîne humaine juste devant le cordon policier. La situation se calme pendant une demi heure mais la tension remonte d’un cran avec la volonté de la chaine humaine pacifique d’avancer et de se rapprocher du cordon.


Nous quittons alors la zone, pensant que la situation se calmerait avec l’arrivée de la soirée. Et effectivement, l’arrivée du repas et des concerts de la soirée calme le jeu. Mais les forces policières ne partent toujours pas.

La reprise des combats durant la nuit

C’est après une heure du matin que reprennent les combats, cette fois sans caméra ni public extérieur. Vers 2 heures du matin, les CRS procèdent à une forte charge, avec gazage massif, tirs incontrôlés de projectiles. C’est juste avant cette charge qu’une des personnes présente remarque que son voisin est tombé par terre. Après la charge, les opposants tentent de venir le récupérer. Mais, dans un nouvel assaut, ce sont les policiers qui viennent récupérer le corps et le traînent jusque dans leur zone à l’arrière.

La suite est plus confuse, puisque nous ne disposons pour l’heure que d’un communiqué très succinct de la Préfecture du Tarn, envoyé ce matin aux rédactions :

« Vers 2 heures du matin, le corps d’un homme a été découvert par les gendarmes sur le site de Sivens. Les sapeurs-pompiers sont intervenus rapidement mais n’ont pu que constater le décès de la victime. Une enquête a été ouverte sous l’autorité du procureur d’Albi afin de déterminer les causes du décès et l’identité de la victime ».

Les forces de police se retireront finalement en début de matinée.

Interrogé par l’AFP, le lieutenant-colonel Sylvain Renier, commandant du groupement de gendarmerie du Tarn, n’a pas voulu faire de commentaire sur le décès. M. Renier, qui gérait sur place les opérations de gendarmerie lors des échauffourées de samedi soir, a simplement indiqué que le calme était revenu " vers 21 heures ". Il a indiqué que sept membres des forces de l’ordre avaient été blessés mais que les pompiers ne lui avaient pas signalé dans la soirée de blessé dans le camp adverse.

Des traces de sang

Sur place, de nombreux opposants sont sous le choc, partagés entre la colère et la tristesse. En conférence de presse ce midi, ils délivraient les premières informations certifiées à leur disposition : « Selon les premiers éléments que nous avons recueillis, la mort a eu lieu dans le contexte d’affrontements avec les gendarmes. Nous ne disons pas que les forces de l’ordre ont tué un opposant mais un témoin nous a dit que le décès s’était passé au moment d’affrontements », indique Ben Lefetey, porte-parole du collectif Sauvegarde de la zone humide du Testet. Le jeune décédé serait âgé d’environ trente ans et s’appellerait Rémi.

Nous apprenions également peu après que des traces de sang ont été découvertes ce matin à l’endroit où la personne est tombée cette nuit, ce qui écarte a priori l’hypothèse d’une crise cardiaque.

Quel que soit son affiliation politique, ce serait le premier mort dans une lutte écologiste en France depuis que Sébastien Briat a été écrasé le 7 novembre 2004, à Avricourt, en Lorraine, alors qu’il s’opposait au passage d’un train de déchets nucléaires.


Afin de faire toute la lumière sur ce tragique évènement, les opposants ont indiqué : qu’ils allaient « mener l’enquête et coopérer avec les enquêteurs », mais ont surtout exhorter la Préfecture du Tarn et le Conseil Général de ne pas faire revenir de forces de police sur place et de ne pas renvoyer les machines de chantier dès le lendemain. On ignore à cette heure ce qu’il en sera, la Préfecture restant injoignable ce dimanche.

Grégoire Souchay et Isabelle Rimbert

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MessageSujet: Exclusif - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade ou un flash-ball (Reporterre)   Lun 27 Oct - 10:45

Lundi 27 octobre

Exclusif - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade ou un flash-ball

Reporterre a recueilli les témoignages de personnes ayant participé aux événements de la nuit de samedi à dimanche sur la zone du Testet. Ils attestent que les gendarmes ont emporté le corps de Rémi Fraisse, qui est décédé cette nuit-là. Un témoin dit qu’il avait été touché par une grenade ou un flash-ball.


Lisle-sur-Tarn, reportage

Dimanche 26 octobre, avant l’aube, dans la nuit, les affrontements se déroulaient sur le Testet, près du chantier où, après avoir terrassé la forêt défrichée, des engins devaient préparer la digue du barrage de Sivens. Parmi les groupes qui se confrontaient aux gardes mobiles, il y avait Rémi Fraisse, un étudiant toulousain de vingt-un ans. Il est décédé cette nuit-là, et son corps a été emporté par la police. L’autopsie aura lieu lundi après-midi.

Les affrontements ont commencé dans l’après-midi de samedi, vers 16 heures, au lieu-dit Les Bouilles. De nombreux camions de CRS et de gardes mobiles sont arrivés en renfort sur la zone. Les affrontements ont fait une dizaine de blessés, dont cinq ont été évacués vers l’hôpital. Parmi eux, une personne a reçu un tir de flash-ball dans la figure. Le SAMU, appelé par l’équipe de secours d’urgence des opposants, a refusé de venir sur place.

Après une accalmie vers 21 heures, les affrontements ont repris dans la nuit. Les gardes mobiles (GM) étaient positionnés au lieu-dit des Bouilles, derrière la grille.

À midi, ce dimanche, sur le lieu des affrontements de la veille, il n’y avait aucune présence policière et aucune sécurisation de la zone où aurait eu lieu le décès.

Témoignages recueillis dimanche matin. Les noms sont des pseudonymes. Voici leur récit. Une personne dit avoir vu M. Fraisse être touché par une grenade et tomber.

- Baïk :

« Entre 2 heures et 3 heures du matin, il y a eu des tirs tendus de grenades lacrymogènes incapacitantes et explosives [grenades dites de désencerclement, NDLR]. La scène était éclairée par les lumières des phares des camions de GM. À un moment, après un lancer massif de grenades, un groupe de GM s’est avancé sur la dalle de béton, a attrapé une personne à terre et l’a porté près de la route. Cette personne était à deux/trois mètres du grillage, elle a pu recevoir une grenade en tir tendu. On pensait que c’était une interpellation. Les affrontements ont continué jusqu’à au moins 4 heures du matin. »

- C’est sur ce terrain, près de la digue projetée, que se sont produits les affrontements et qu’a eu lieu le drame. -

- Ju :

« À un moment, lors des affrontements nocturnes, il y a eu une grosse salve de grenades lacrymogènes et de grenades assourdissantes. Six GM ont ramassé un mec qui était au sol et l’ont traîné puis porté jusque sur la route. Quand je suis rentré au campement [à la Métairie, à 1,5 km du lieu des affrontements, NDLR], il était 5 h moins le quart, il y avait encore des tirs de grenades. »

- Impact au sol d’une grenade - assourdissante ou de désencerclement -, à quelques mètres du lieu où serait tombé Rémi. -

- Christian :

« J’étais sur le lieu des affrontements, devant, près des flics, sur la gauche, près de là où ça s’est passé. Entre deux et trois heures du matin, ils ont envoyé une grosse charge sur la gauche, gazé. Il y a eu un gros nuage opaque, puis dans les lumières des phares de fourgon, six ou sept gendarmes sont arrivés sur la dalle, ont attrapé quelqu’un au sol et l’ont porté à plusieurs. À la façon dont ils l’ont attrapé, le mec semblait inerte. J’ai crié : « Attention, ils embarquent quelqu’un. » On pensait qu’ils l’emmenaient en garde à vue. Environ vingt minutes plus tard, on a vu un gyrophare bleu. Ca semblait être des pompiers. C’était avant quatre heures du matin. »

- Bonnie :

« J’ai passé la soirée et la nuit sur le lieu des affrontements. Il y avait des tirs dans tous les sens. Vers 3 heures du matin, il y a eu une charge. Les GM se sont avancés sur dix mètres sur la route. Ils ont chargé à une vingtaine et tiré des lacrymos. C’était à droite, sur le lieu des affrontements. Sur la gauche, les flics se faisaient caillasser près du grillage sur la dalle en béton.

« Il y a eu des tirs de grenades, puis j’ai vu un gars au sol se faire traîner en arrière, tenu de part et d’autre par des flics. Après çà, il y a eu un écran de fumée, ils se sont retranchés, et les tirs de grenade se sont calmés. Plus tard, on a vu des lumières bleues d’ambulance. Il y a eu un blackout : les lumières des phares des camions de GM ont été éteintes (il y avait deux camions dont les phares étaient allumés). Puis ils ont recanardé un max. Plus tard dans la nuit il y a encore eu une énorme charge avec une vingtaine de lacrymo tirées. Ca a fait un gros nuage de fumée. Quand la fumée s’est dissipée, tous les camions de GM étaient partis. Au cours de la nuit, il y a eu plusieurs blessés, environ une dizaine dont cinq ont été évacués. À partir de trois heures avant la fin des affrontements, il n’y avait plus de sommations avant les tirs de grenades. »

- On voit le lieu où Rémi serait tombé, au deuxième plan. Le sang séché est cerclé de bleu. Au premier plan, à quelques mètres, l’impact au sol d’une grenade explosive. On observe dans le coin droit un bout de sangle de sac à dos. -

- Camille :

« Il était à trente mètres de moi sur ma gauche. Je l’ai vu se faire toucher alors qu’il y avait des explosions à côté. Ils ont envoyé des grenades explosives, des tirs de flash-balls. Après, cette personne s’est retrouvée à terre. Il y a eu une charge de flics, j’ai chargé aussi, mais je me suis retrouvé tout seul, du côté gauche. Mais tout le monde est arrivé trop tard, ils ont mis en joue ceux et celles qui arrivaient. J’ai vu ce gars à terre se faire trainer par les policiers et on n’a pas pu en savoir plus. »

- On voit la direction dans lequel le corps sanglant de Rémi aurait été emporté par les gendarmes. -

Isabelle Rimbert

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MessageSujet: Re: L’Humain d’abord (Parti de Gauche Tarn) + Drame au Testet : un mort + Exclusif - Testet : Rémi Fraisse a été touché par une grenade ou un flash-ball (Reporterre) + Barrage de Sivens : des dérapages d'État (Humanité) + Divers   Mar 28 Oct - 9:08




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MessageSujet: Un mort au Testet. Toute la lumière doit être rapidement faite + Bernard Cazeneuve doit démissionner (Eric Coquerel)   Mer 29 Oct - 4:54

Mardi 28 octobre 2014

Un mort au Testet. Toute la lumière doit être rapidement faite

Lors du rassemblement d’opposants au barrage de Sivens réunis sur le site du Testet le 25 octobre, le jeune Rémi Fraisse est décédé, victime d’une explosion. Le Parti de Gauche adresse toutes ses condoléances à sa famille, ses proches, ses amis et ses camarades.

C’est une triste première depuis la mort de Malik Oussekine en 1986. Car quelle qu’ait été la situation dans la nuit de samedi à dimanche, quelle que soit au final l’origine de l’explosion, rien ne justifie de la part des forces de l’ordre l’utilisation anormale d’armes (flash-ball, grenade…) dont on sait qu’elles peuvent tuer.

Nous soutenons la plainte déposée par la famille pour “ homicide volontaire ”. Nous exigeons avec elle l’ouverture d’une information judiciaire afin qu’un juge d’instruction indépendant fasse toute la lumière sur les circonstances du décès de Rémi. La chaine de commandement placée sous l’autorité du Préfet et donc du ministre de l’Intérieur a manifestement failli depuis des semaines sur le site.

Le Parti de Gauche, qui soutient depuis le début le mouvement citoyen contre le Barrage du Testet, condamne cette violence repressive et demande que toutes les conséquences judiciaires et politiques en soient tirées. Après ces événements dramatiques et le rapport du Ministère de l’Ecologie très critique vis-à-vis de ce projet défendu par des élus aveugles, le Parti de Gauche exige l’abandon immédiat du projet de barrage.

Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche en charge de la coordination politique

Mardi 28 octobre 2014

Bernard Cazeneuve doit démissionner

Le procureur d’Albi vient d’annoncer la présence de traces de TNT sur les vêtements de Remi Fraisse. C’est donc une grenade offensive qui est l’origine de la mort du jeune opposant au barrage du Testet.

Il est désormais indispensable qu’une procédure judiciaire soit ouverte pour trouver le ou les coupables de ce jet de grenade.

Mais au delà, les responsables sont à chercher du côté de ceux qui ont préféré utiliser la répression depuis plusieurs semaines pour faire passer coûte que coûte un projet absurde, inutile et coûteux. Ils l’ont fait en utilisant le dispositif policier de manière irresponsable. C’est le même processus qui s’était déroulé à Notre Dame des Landes. On avait échappé au pire. Cette fois cela n’a pas été le cas malheureusement pour Rémi. C’est donc au responsables politiques du maintien de l’ordre d’être sanctionnés. En République, la démission du ministre Cazeneuve est la seule façon pour le gouvernement d’assumer sa responsabilité.

Nous demandons également le retrait immédiat du projet de barrage ainsi que la démission du Président du Conseil général du Tarn, Thierry Carcenac qui a tenu depuis dimanche des propos inqualifiables et provocateurs.

Eric Coquerel, secrétaire national du Parti de Gauche en charge de la coordination politique

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